Waza : Une base du Bir annoncée pour contrer Boko Haram

L’annonce a été faite, le 28 septembre 2026, par le Mindef au cours d’une mission d’évaluation sécuritaire à l’Extrême-Nord. 

Rebara Habra

Le Mindef en sapeur pompier

À Waza, dans le Logone-et-Chari, la réponse sécuritaire se renforce. En mission d’évaluation dans l’Extrême-Nord, le lundi 28 septembre 2026, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, accompagné du ministre de l’Administration territoriale, a annoncé l’implantation d’une base du Bataillon d’intervention rapide (Bir) dans l’arrondissement. Une mesure qui intervient alors que plusieurs milliers de personnes ont fui leurs villages après les récentes attaques attribuées à Boko Haram.

Cette annonce intervient quelques jours après l’attaque meurtrière de Madegwa, dans l’arrondissement de Makary, qui a provoqué un nouvel afflux de déplacés vers Waza. Des familles venues de plusieurs villages ont rejoint le chef-lieu, certaines trouvant refuge dans des établissements scolaires. Sur place, les deux membres du gouvernement ont pu mesurer les difficultés auxquelles sont confrontées les populations déplacées. Certaines familles vivent dans des abris de fortune, tandis que d’autres occupent des salles de classe. La concentration de ces déplacés exerce une pression supplémentaire sur les infrastructures et les services de base.

La mission ministérielle ne s’est toutefois pas limitée au volet sécuritaire. Elle a également été marquée par la remise d’une aide destinée aux familles affectées par les violences. Au total, 1 000 kits ont été distribués à 5 000 bénéficiaires regroupés au sein de 1 000 familles. Ces kits comprennent notamment du riz, du savon, des seaux, de l’huile, des sacs de couchage et des produits d’hygiène.

Avec cette nouvelle implantation militaire, les autorités entendent donc rapprocher le dispositif de sécurité des zones les plus exposées. Reste désormais à voir comment cette présence se traduira sur le terrain et si elle permettra aux populations déplacées de retrouver progressivement leurs villages.