Déjà réalisé et actuellement en postproduction, le long métrage sera disponible dans les prochains jours.
Marielle Ongono

Plus qu’une œuvre artistique, le film « In Extremis, littéralement au dernier moment » de Richie En-Dada aborde des thématiques importantes telles que les conflits familiaux liés à l’héritage, l’abandon affectif, la délinquance juvénile, la manipulation religieuse et la rédemption. Le film interroge également la responsabilité des familles envers les jeunes, les conséquences des frustrations accumulées et la capacité d’un individu à faire le choix du bien, même lorsqu’il s’est engagé sur une voie dangereuse. Au cœur de ce long métrage, Pek Beti Marwan (Richie En-Dada), un jeune orphelin de père et de mère, voit son destin basculer à la suite d’un conflit familial autour de son héritage. Après la disparition de ses parents, Pek Beti Marwan, rappeur, vit auprès de son grand-père paternel (Salomon Tatmfo), chargé d’administrer ses biens en attendant qu’il atteigne la maturité nécessaire pour prendre possession de son patrimoine. Mais cette attente devient source de frustration et de tensions. Après une violente altercation avec son grand-père, le jeune homme décide de fuguer.
Déjà réalisé et actuellement en postproduction, In Extremis s’ajoute à la longue liste des œuvres du réalisateur, acteur, scénariste et producteur. C’est depuis la fin des années 1990 qu’il évolue dans le cinéma. Son parcours a véritablement commencé autour de 1998-2000, lorsqu’il a été retenu au casting de la série télévisée Scènes de vie, réalisée par Augustine Fouda. En tant qu’acteur et réalisateur, il a laissé ses empreintes dans plusieurs productions : La Serviette, réalisé par Richard Enama, L’Argent soigne la mort, Mi Ntchokni, La Poudre aux yeux et Rêve à la réalité. Il a également participé à plusieurs productions comme acteur, notamment Tini et Baba, Hope of Tomorrow, Sacrifices, Du rêve à la réalité et Quand amour devient passion. Son ambition reste de raconter des histoires qui touchent le public, qui reflètent certaines réalités de notre société et qui contribuent au rayonnement de notre cinéma. En 2014, l’artiste faisait partie des deux Camerounais nommés à Vues d’Afrique, aux côtés de Rosalie Mbelé Atangana, lui avec une fiction et elle avec un documentaire.



