Concours national villes propres : Ayos met son trophée au Centre

Le maire de la commune sacrée championne du Cameroun pour l’édition 2026 a présenté son trophée au gouverneur du Centre, et communié avec son public de Yaoundé.

Michel Enony

Communion parfaite !

Liesse populaire. La cour d’honneur des Services du gouverneur de la région du Centre vibre comme jamais. Une marée humaine aux couleurs bigarrées envahit l’espace. Pagnes bleus, coiffes pourpres, tee-shirts immaculés  barrés de l’inscription « Le septennat des grandes espérances » : la fête est totale. Les youyous fusent. Les vuvuzelas tonnent. Les tambours roulent. Yaoundé célèbre son champion Paul Ndongo Biko’o, maire de la Commune d’Ayos, sacré première ville la plus propre du Cameroun.

L’homme arrive. Costume bleu nuit, lunettes de sage, sourire de vainqueur. Il brandit le trophée. À bout de bras. Comme un étendard. La foule explose. « Biko’o ! Biko’o ! Biko’o ! » Les agents administratifs, d’ordinaire si sobres, esquissent des pas de danse. Les policiers en faction sourient. La joie est contagieuse. Elle est nationale. « Ville très propre je confirme. L’entrée de la ville magnifique surtout avec ces arbustes on dirait les champs Elysées », commente Ghislain Junior.

La cérémonie de présentation du trophée au gouverneur de la région du Centre commence. Dans le cabinet, les flashes crépitent. Les caméras roulent. Le maire d’Ayos s’avance. Entre ses mains, le symbole de l’excellence : le trophée de la 1ère Ville la Plus Propre du Cameroun, décerné à l’occasion de la 40e édition de la Journée mondiale de l’Habitat. Naseri Paul Béa saisit le trophée. Le soulève. La salle explose. Les militants scandent. 

Puis vient le moment de grâce. Descendu dans la cour, Paul Ndongo Biko’o est happé par la foule. Les mains se tendent. Les accolades pleuvent. Les selfies s’enchaînent. Et soudain, il danse. Bras ouverts, esquissant des pas d’une élégance qui ferait pâlir un chorégraphe de « Danse avec les stars », il répond au rythme effréné du raphia d’une danseuse traditionnelle. La jeunesse l’encercle, le porte, scande son nom. Une image forte. « Nous sommes venus célébrer avec lui ce trophée qui nous fait honneur. Ayos est un exemple. Le maire sait ce qu’être maire veut dire », se réjouit Ursule Meboma, habitante de la ville.

Un moment suspend le temps. Front contre front, dans une étreinte longue, silencieuse et fraternelle, le maire retrouve un compagnon de lutte. Les yeux fermés. Les cœurs serrés. Plus un mot. Juste l’émotion. Cette étreinte raconte les nuits blanches, les défis relevés, une commune hier méconnue devenue aujourd’hui modèle national.

Entouré de ses militants fidèles, des observateurs venus de partout et des amis de la Commune d’Ayos, le maire bâtisseur n’est plus seulement le maire d’Ayos. Il est l’ambassadeur d’une excellence qui fait la fierté du Cameroun.