Les établissements scolaires ont rouvert leurs portes le lundi 7 septembre 2026. De la maternelle au secondaire, la reprise s’est faite à des rythmes différents, avec des salles de classe encore loin d’afficher leurs effectifs habituels. Entre premiers pas des tout-petits, retrouvailles dans le primaire et retour progressif des élèves du secondaire.

Écoles maternelles : Des petits pas vers l’école
Madeleine Ngonnia ( stagiaire )
Ambiance bon enfant
Il est 7h30 lorsque le portail de l’école maternelle bilingue Notre-Dame des Victoires ouvre ses portes. La rentrée scolaire s’installe dans une ambiance pleine de vie. Une centaine d’élèves se dirigent vers la cour principale, accompagnés de leurs parents. Quelques instants plus tard, ce sont les enseignants qui prennent le relais. Après l’exécution de l’hymne national, tous se dirigent vers les salles de classe. Dans les salles, les cris d’enfants résonnent. Quelques éclats de rire viennent s’ajouter à la belle ambiance.
Pour les tout-petits de la petite section, une rentrée ne commence pas forcément par une activité scolaire classique. « Elle commence d’abord par un accueil, un sourire, une présence rassurante pour essayer de créer un climat de confiance avec les enfants », explique Sandrine, maîtresse.
À la moyenne section, le jeu devient alors l’un des premiers moyens utilisés pour installer une bonne ambiance. Les enfants sont invités à participer à des activités collectives. Ils observent les gestes de leur enseignant, répondent aux sollicitations et reproduisent certaines actions. « Le jeu permet aux enfants de ne plus considérer la rentrée uniquement comme un moment de séparation avec leurs parents. Il leur offre quelque chose à faire, à découvrir et à partager avec les autres », ajoute-t-elle.
Chaque salle de classe a une dénomination. Coccinelle est le nom de la classe de Grande section. Ants Class correspond à la Petite section. Diamants appartient à la Moyenne section. La direction générale de cette école explique que ces appellations leur servent de repères. « Ils apprennent à identifier leur classe, à reconnaître leur enseignant et à retrouver les camarades avec lesquels ils partagent leurs activités. »
Écoles primaires : Les présentations d’abord
À Yaoundé, les élèves du primaire ont repris le chemin de l’école en petit nombre.
Flavie Abé Djama (Stagiaire)
Causerie éducative
Dans les salles de classe, la date est bien inscrite au tableau. Lundi 7 septembre 2026. Nous sommes au Groupe scolaire bilingue Jeannis, au quartier Émana, dans la commune d’arrondissement de Yaoundé 1er. Pour ce premier jour, il est question de prendre contact avec les élèves. Les enseignants, présents dans chaque salle de classe, discutent avec les apprenants. « C’est le premier jour, tous les élèves ne sont pas encore là. Ils vont arriver progressivement. Il y a certainement ceux qui ne sont pas encore rentrés de vacances. Néanmoins, nous avons démarré avec des causeries éducatives pour essayer de sensibiliser les apprenants sur les dérives des jeunes au sein de la société », confie Abena, institutrice.
À l’école primaire d’Etoudi, l’ambiance est timide à la Sil. Là-bas aussi, le premier jour de classe est réservé aux présentations et à la prise de contact. Tour à tour, les élèves passent devant pour se présenter. Certains sont timides et d’autres se montrent plus à l’aise. Après les présentations vient la sensibilisation sur la discipline en classe. L’enseignante a ensuite fait le point sur le matériel dont les jeunes apprenants auront besoin. « On a pratiquement quatre cahiers dans le sac et je leur ai montré quelle couverture doit aller sur tel cahier », explique un enseignant.
Si les cours n’ont pas encore commencé dans certaines classes intermédiaires, au cours moyen 2 (Cm2), le rythme est différent. « Nous allons continuer avec la lecture syllabique et après nous allons faire une dictée sommative sur la lecture syllabique », indique M. Beyala, maître.
Sur les lieux, les inscriptions se poursuivent. Des parents continuent de s’acquitter des formalités de rentrée : paiement des frais de scolarité et achat des uniformes scolaires, entre autres. Pour les responsables de ces établissements, les places sont encore disponibles.
Junior Ebanda : Le premier jour d’un « bleu » au lycée
À 9 ans, il entame une nouvelle aventure scolaire en première année au lycée technique de Ngoa-Ekellé.
Franck Epoma ( stagiaire )

Junior Ebanda a failli manquer son premier jour de classe au secondaire. Il s’est rattrapé grâce à la vigilance de sa maman, qui l’a réveillé plus tôt. « Je voulais encore dormir un peu, mais quand maman m’a réveillé, je savais que c’était le grand jour », confie-t-il.
Avant de quitter la maison, il doit effectuer quelques tâches. Il commence par faire le ménage avant d’arborer sa nouvelle tenue. Pour ce premier jour en classe de 6e, il est envahi par le stress. « Je suis un peu stressé… mais surtout content. Je vais enfin aller dans mon nouveau lycée », glisse-t-il.
Sur la table du salon, l’uniforme flambant neuf, récupéré la veille chez la couturière du quartier. Junior le repasse lui-même avec soin. « C’est mon uniforme maintenant. Quand je le porte, je me sens déjà comme un vrai lycéen », raconte-t-il en enfilant la tenue.
Désormais élève en première année au lycée technique de Ngoa-Ekellé, il doit s’y rendre à pied. « J’habite juste à côté, alors je peux venir à pied. Ça va être facile pour moi », sourit-il. Pour ce premier jour, sa mère, Thérèse Ebanda, l’accompagne jusqu’à l’entrée. « Maman m’a accompagné pour mon premier jour. Ça me rassure, mais maintenant je dois apprendre à me débrouiller tout seul », admet Junior.
Avant qu’il ne franchisse la barrière de l’établissement, elle lui souhaite « bonne rentrée, bonne chance, mon champion ». Ces quelques mots semblent renforcer sa détermination. Dans les couloirs encore inconnus, Junior observe les différents espaces afin de se familiariser avec son nouvel environnement. « Tout est nouveau pour moi. Je regarde partout parce que je veux tout découvrir. » Un rite de passage familial, aussi : « Mes grands frères et grandes sœurs sont déjà passés par là. Maintenant, c’est mon tour. »
Élève brillant, Junior Ebanda entame cette nouvelle aventure scolaire avec une ambition claire : « Je vais donner le meilleur de moi pour cette nouvelle année. Je vais travailler sérieusement. Je veux réussir. Il faut que papa et maman soient fiers. » Il promet ainsi de faire de cette année scolaire une année de réussite.
Lycées et collèges : Rentrée scolaire timide
Plusieurs établissements ont démarré la rentrée scolaire malgré des effectifs encore incomplets dans les salles de classe.
Hawa Ali ( stagiaire )
Le coup d’envoi au lycée bilingue d’Essos
Dans les cours de récréation, les voix des élèves se mêlent aux pas pressés des parents venus accompagner leurs enfants. Après plusieurs semaines de vacances, les lycées retrouvent progressivement leur animation habituelle. Au lycée de Nkolmesseng, l’effervescence est visible dès les premières heures de la matinée. Uniformes neufs, cartables sur les épaules et sourires aux lèvres, les apprenants renouent avec leurs camarades et prennent leurs marques pour cette nouvelle année scolaire.
Pour les anciens élèves, cette rentrée est l’occasion de retrouver des visages familiers et de partager les souvenirs des vacances. Pour les nouveaux, elle marque une première immersion dans un nouvel univers. Certains découvrent les bâtiments, recherchent leurs salles de classe ou prennent contact avec leurs encadreurs. Dans l’établissement, les parents restent également très présents. Plusieurs profitent de cette première journée pour finaliser les inscriptions et régler les dernières formalités administratives. Mathieu, parent d’un élève en Terminale, explique son choix : « Je préfère inscrire mon fils cette semaine afin de le motiver à bien travailler et aussi me libérer. »
Du côté de l’administration, le démarrage de l’année est jugé satisfaisant. Au lycée de Nkolmesseng, Georges Roland Eloundou Zobo, censeur, assure que la rentrée s’est déroulée dans de bonnes conditions. « Nous avons débuté l’année sans incident. Les élèves et les enseignants ont massivement répondu présents ce matin », affirme-t-il.
À quelques kilomètres de là, au lycée bilingue d’Essos, l’ambiance est similaire. Les couloirs reprennent vie au rythme des retrouvailles entre élèves, des premières consignes des enseignants et des mouvements du personnel administratif. Pour Ibrahim, nouvel élève au lycée bilingue d’Ekorezok, cette rentrée représente une étape importante. Fier de porter pour la première fois la tenue de son établissement, il nourrit déjà des ambitions pour l’année à venir. « Je suis très content de porter la tenue du lycée bilingue d’Ekorezok. J’ai promis à mes parents de bien travailler en classe », confie-t-il.
Entre excitation des retrouvailles, découverte de nouveaux repères et démarches administratives, les lycées de Yaoundé ont retrouvé leur rythme. Le train de l’année scolaire 2026-2027 a ainsi pris les rails.
Bafoussam : Les classes ont repris
De la maternelle au secondaire, élèves et enseignants ont repris le chemin des classes dans la capitale régionale de l’Ouest
Rosette Ombessack
Rentrée effective à l’école primaire de Bamendzi
Les carillons de la rentrée scolaire ont sonné ce lundi 7 septembre 2026 aussi bien dans les écoles maternelles et primaires que dans les établissements secondaires publics et privés de la capitale régionale de l’Ouest. Ce lundi 7 septembre marque la rentrée scolaire sur le triangle national en général et dans la région de l’Ouest en particulier. C’est le cas dans la ville de Bafoussam où, tôt le matin, les élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire sont aperçus le long des rues, en direction de leurs écoles et collèges. Les tout-petits sont accompagnés par leurs parents.
Dans les établissements scolaires, l’heure est à la prise de contact entre le personnel enseignant et les élèves. À l’école primaire publique de Bamendzi 3, située dans le 1er arrondissement de la ville, la directrice, Priscille Kana, fait le tour des salles de classe pour prodiguer quelques conseils aux élèves. « La maîtresse doit se rassurer que les élèves ont les actes de naissance au plus tard à la fin de la semaine », explique Priscille Kana, qui veut éviter les désagréments de dernière minute, d’autant plus que ces documents seront nécessaires pour leurs dossiers de concours et de Cep. Tout à côté, à la maternelle publique, les tout-petits sont assis chacun sur son banc. « Nous commençons par les accueillir. Une fois en place, on calme ceux qui pleurent et on les promène dans l’enceinte de l’école », fait savoir l’enseignante Raïssa.
Du côté du lycée de Famtchouet, dans le 2e arrondissement de la ville, le proviseur, Jean-Claude Nantia Tsanou, vient de faire la ronde pour s’assurer que le personnel enseignant et les élèves sont bien en place. Il est environ 13h50 lorsque le professeur Bouga Davy dispense son cours de physique en 1ère D et C. La majorité des élèves sont présents, parmi lesquels Prince Fogang, de la 1re C. Il déclare être prêt pour cette année scolaire qui commence. « Je suis conscient que l’examen se prépare dès la rentrée scolaire et donc je démarre l’année en toute sérénité », affirme le jeune adolescent.



