Ces élus ont été sensibilisés sur cette thématique et à la prévention des pandémies lors d’un séminaire organisé le 12 août 2026 à Yaoundé.
Guy Martial Tchinda
Une scène des travaux
Après le COVID-19 entre 2020 et 2023, le Cameroun fait actuellement face à une épidémie de Mpox, encore appelée variole du singe, après avoir été sérieusement exposé à un risque d’importation de la maladie à virus Marburg et de la fièvre hémorragique Ebola. La résurgence de ces maladies zoonotiques et bien d’autres, la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens et les effets du changement climatique posent d’importants problèmes sanitaires aux populations, aux élevages et aux écosystèmes.
Face à ces vulnérabilités, la réponse ne peut plus se limiter aux interventions d’urgence de la santé publique. Elle exige un cadre légal solide et des financements pérennes orientés vers la prévention. C’est pour engager ce levier décisif que le Programme national de prévention et de lutte contre les zoonoses émergentes et réémergentes (Pnplzer), via la Plateforme nationale « Une seule santé », a réuni les parlementaires le 12 août 2026 à Yaoundé, à l’effet de les sensibiliser à l’approche « Une seule santé », mais aussi à la prévention des pandémies. « Le rôle des parlementaires est fondamental : au-delà du fait qu’ils contrôlent l’action de l’exécutif, ils légifèrent, mais peuvent également aider à mobiliser les ressources nécessaires pour les activités de prévention. Ils sont aussi le pont entre la population, la communauté et le politique », explique Elisabeth Dibongue, secrétaire générale de PREZODE, une initiative visant à faire progresser la recherche, la sensibilisation et la collaboration pour prévenir les zoonoses en rassemblant une communauté internationale.
La rencontre, placée sur le thème : « Une nation, une seule santé : renforcer le leadership législatif pour prévenir les crises sanitaires et sauvegarder l’avenir », a rassemblé environ 120 participants, comprenant des députés, des sénateurs, des responsables ministériels et des partenaires scientifiques et internationaux.
Un projet qui épouse la vision du Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar). « Le Parlement est très actif sur ce sujet, et concernant cette question d’« Une seule santé », nous avons pris les devants. Nous allons continuer à progresser en accompagnant le gouvernement pour garantir que les solutions requises, visant à apporter une réponse adéquate aux enjeux qui nous rassemblent aujourd’hui, soient pleinement élaborées. Nous nous plaçons au cœur de ces discussions et nous espérons qu’au terme de tout cela, nous apporterons bonheur et satisfaction aux populations que nous représentons », a indiqué le sénateur Mbella Moki Charles, conseiller spécial (Repar). Cette session s’est achevée par l’élaboration d’une feuille de route visant à traduire la transversalité de l’approche « Une seule santé » dans les politiques publiques du pays.



