Les familles disposent de 15 jours pour procéder au retrait des dépouilles, faute de quoi elles seront inhumées par l’administration.
Blaise Djouokep

À la morgue de l’Hôpital Laquintinie de Douala, 171 corps sont en attente de retrait au 31 août 2026. Parmi eux, 76 sont considérés comme abandonnés, 76 sont placés sous réquisition des services de police, de gendarmerie et d’autres institutions, tandis que 19 sont ceux de personnes privées de liberté.
Les corps dits abandonnés couvrent différentes situations. Ils proviennent notamment de cas de vindicte populaire, de découvertes macabres, de morts suspectes, d’accidents de la voie publique ou ferroviaire, mais aussi de faits liés au trafic d’ossements, à la profanation de tombes et à la violation de cadavres. Ces dépouilles ont été déposées à la morgue par des commissariats de police et la Division régionale de la Police judiciaire.
La liste des corps, dont plusieurs ne sont pas identifiés, a été publiée le 2 septembre 2026 par le chef du service de thanatopraxie de l’Hôpital Laquintinie, conformément au message porté du préfet du Wouri, président de la commission d’inhumation des corps abandonnés.
Dans ce document, le préfet invite les directeurs de l’Hôpital Laquintinie, de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala, ainsi que les responsables des hôpitaux de district, à afficher la liste des dépouilles dans leurs formations sanitaires. Avec 171 corps, la morgue de Laquintinie atteint ainsi plus de la moitié de sa capacité d’accueil, estimée à environ 300 corps.
Dans un communiqué signé du directeur de l’Hôpital Laquintinie, les familles sont invitées à vérifier la liste publiée. « Toute personne qui reconnaît ces noms est priée d’en informer les familles qui disposent de 15 jours à compter de la date de publication desdites listes pour procéder au retrait, munie de pièces justificatives », précise le document.
Passé ce délai, l’administration annonce qu’elle procédera à « l’inhumation administrative » des corps qui n’auront pas été réclamés.



