Communications électroniques: Le Cameroun souhaite migrer vers la 5G

La ministre des Postes et Télécommunications a annoncé pour cette année
la finalisation de l’élaboration du cadre réglementaire, en vue
l’implémentation de cette génération de technologies.

Par Lorine Claudia Agnang

Le 23 janvier dernier lors de la cérémonie de la présentation de la feuille de son
département ministériel, Minette Libom Li Likeng ministre des Postes et
Télécommunications (Minpostel) a clairement annoncé l’intention du Cameroun de migrer vers un réseau de 5e génération, réseau qui se caractérise par une vitesse de transmission des données plus élevée, par rapport aux générations
précédentes (4G ; 4.5G, etc.). Il favorise le développement de nouveaux usages
grâce à plus de connectivité dans les lieux de forte concentration. Pour y arriver, il
y a des préalables à mettre en place. C’est pourquoi « cette année est une année
décisive », comme a tenu à rappeler Minette Libom Li lIkeng.

« Nous avons réuni les différents acteurs pour que nous voyions la meilleure
façon de la [5G, Ndlr] mettre en place. Et ce groupe de travail est en train de
développer une stratégie que nous allons dévoiler au cours de cette année, et dire
par quelles étapes nous allons passer pour mettre en place la 5G. Nous voulons
le faire de façon contrôlée, parce que si vous n’avez pas assuré les éléments
élémentaires de la 4G, vous ne pouvez pas sauter vers la 5G. Car elle demande
assez d’énergie, de connectivité », a-t-elle ajouté. Toujours dans le domaine des
télécoms, Minette Libom Li Likeng annonce pour 2025, « la finalisation de
l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire notamment en matière de
communications électroniques, de fourniture de service internet par satellite et de cybersécurité, plus adapté à l’évolution du secteur. « Pour ce qui est
spécifiquement de l’amélioration de la qualité de service, la réalisation des audits,
l’optimisation des contrôles ciblés sur le terrain, avec des sanctions en cas de
manquement, le renforcement des outils de régulation afin de répondre aux défis
posés par les nouveaux modèles économiques et technologiques. Dans le cadre de la connectivité et l’amélioration de l’accès aux services, il s’agira entre autres, du renforcement de la collaboration entre les acteurs du secteur, en vue du partage des infrastructures, de l’extension de la couverture réseau, en particulier dans les zones rurales et sur les marchés marginaux, en tirant parti des
infrastructures existantes, du contrôle du respect scrupuleux des dispositions des
cahiers de charge par les opérateurs, notamment en matière de couverture,
d’amélioration de la qualité de service ».

Il est clair que jusqu’ici, les consommateurs camerounais ont toujours remis en cause la présence de la 4G au pays depuis que sa présence avait été annoncée en 2015. Car la performance du réseau, disent-ils, est loin d’être celle d’un réseau de 4e génération. Ajouté à cela tous les problèmes de qualité de service que le Cameroun a connus depuis l’année dernière, les attentes des consommateurs
camerounais ne peuvent être que la mise en place d’une connexion de qualité.