Approche par compétences option métier : La difficile équation du financement

Le sujet a été mis sur la table le 23 janvier 2025 à Yaoundé, lors de la 4ème assemblée des promoteurs d’établissements scolaires.


Par Rebara Habra


Après l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, l’association Intelligent Schools For Wisdom in Africa (Iswa) veut concrétiser l’Approche par compétences option métier dans le secondaire et l’enseignement primaire et maternel. Les promoteurs d’établissements scolaires réunis au sein de l’association Iswa, le 23 janvier dernier, ont déniché les voies de financement possibles, afin de mettre sur pied l’ingénierie et la technologie dans les établissements.

Pour l’amélioration du système éducatif au Cameroun.

C’était au cours de la 4ème assemblée des promoteurs d’établissements tenue à Yaoundé. « Je voudrais rappeler un principe simple ici. Nous sommes en train d’avancer en empruntant un pont que nous construisons. Le problème de financement est important. Mais, si nous regardons seulement le financement dans notre contexte, on ne fera rien. C’est d’abord (…) des personnes qui se lèvent pour dire : « nous apportons notre contribution pour l’amélioration de la qualité de notre éducation », a déclaré Geneviève Touré Bengono, responsable du comité de pilotage de l’Université de Katiola.

Pour d’autres promoteurs d’établissements, à l’instar de Christophe Kengne, il faut impliquer les parents d’élèves dans la démarche. « Dans les curricula disponibles dans les établissements, tout est prévu. Quand vous montrer à l’apprenant, sur le terrain, comment planter un avocatier par exemple, il intègre facilement cette notion. Voilà pourquoi je pense qu’il faut réunir les parents pour leur expliquer également cette vision », souligne-t-il. 

En effet, évaluation de la phase pilote, financement, relation avec les administrations publiques, bilinguisme et multiculturalisme sont entre autres points majeurs qui ont servi de boussole lors de cette rencontre. Quatre axes de financement ont été identifiés au cours des échanges. « Il y a d’abord les subventions qui se trouvent au niveau du gouvernement, des bailleurs de fonds et des organisations bilatérales et multilatérales. Il y a ensuite des facilitateurs. Le troisième axe c’est les dons des organisations volontaires et enfin le partenariat prive – public pour avoir des financements à long terme. Pour le dernier point, la Beac (Banque des Etats de l’Afrique centrale, Ndlr) et le Minepat (ministère de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du Territoire, Ndlr) nous ont répondu et nous sommes en train de finaliser les dossiers », a confié le président du conseil d’administration d’Iswa, Jules Kengne Notong. Précisons que le projet demande une enveloppe d’environ 100 milliards Fcfa. Ceci, pour la période des dix années à venir.