Paul Nchoji Nkwi :  Neuf jours au sommet et puis s’en va

Jean De Dieu Bidias

Le passage aura été bref. Du 05 au 16 octobre 2026, le professeur Paul Nchoji Nkwi aura assuré l’intérim à la tête du Conseil constitutionnel, après le décès de Clément Atangana, survenu le 04 octobre à Paris. Le 16 octobre, la nomination de Rémy Nama par le président de la République est venu mettre fin à cette parenthèse institutionnelle. À 86 ans, le doyen d’âge des conseillers aura occupé le fauteuil présidentiel sans en devenir le titulaire. Né en 1940 dans la région du Nord-Ouest, Paul Nchoji Nkwi est avant tout un homme de science. Anthropologue de formation, il a construit sa réputation dans les milieux universitaires, au Cameroun comme à l’étranger. Formé à l’Université de Fribourg, en Suisse,  il a enseigné notamment à l’Université de Yaoundé I et à l’Université catholique d’Afrique centrale. Ses recherches portent sur les cultures africaines, les mutations sociales et les systèmes traditionnels de gouvernance.

Son parcours dépasse toutefois les amphithéâtres. Fondateur de l’Association panafricaine d’anthropologie, ancien vice-président de l’Académie africaine des sciences et secrétaire exécutif fondateur de l’Académie des sciences du Cameroun, il a contribué au développement de la recherche scientifique sur le continent. Il a également exercé des responsabilités dans l’administration de la recherche au Cameroun. Sur le plan politique, cet ancien opposant a été membre du shadow cabinet du Social Democratic Front (SDF), chargé des affaires sociales, du développement de la jeunesse et des sports.

s leo.