Travail décent : La Csac engagée à mieux protéger les jeunes travailleurs

Réunis le 7 octobre 2026 à Kribi, les membres de la Csac ont plaidé pour une meilleure organisation des jeunes travailleurs et une protection accrue face à la précarité.

Lazare Kingue

À l’initiative de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun (Csac), dont le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) est membre, des professionnels de la communication et des acteurs du monde du travail ont échangé autour du thème : « Organiser les jeunes travailleurs pour l’avenir ». La rencontre, tenue à Kribi, dans la région du Sud, s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la 19e édition de la Journée mondiale du travail décent.

Autour du président confédéral, Joseph Minkou, étaient présents le directeur de l’agence du Fonds national de l’emploi de Kribi, Ndassa Njoya Mama, le secrétaire général du Snjc, Hilaire Hamhoukue, ainsi que des délégués de la confédération venus de plusieurs régions du pays. Les échanges ont porté sur la promotion du travail décent, la connaissance des droits des travailleurs et le partage d’expériences.

Pour les responsables de la Csac, la connaissance des droits est un préalable à leur défense. « L’objectif était de permettre aux travailleurs de mieux cerner les dispositions qui encadrent leurs activités, mais aussi de rappeler le rôle de chaque partie prenante dans l’effectivité de ces normes », a souligné Joseph Minkou.

La rencontre a également servi de cadre de sensibilisation et d’interpellation des administrations sur leurs responsabilités. Le président confédéral estime que le travail décent demeure un défi au Cameroun. Il dénonce la faible application des conventions internationales pourtant ratifiées par l’État. « Le travail décent n’est pas effectif au Cameroun. Les conventions sont ratifiées, mais certains employeurs ne les appliquent pas. Il n’y a pas de décrets d’extension signés par le gouvernement », a-t-il déploré, appelant à une meilleure application de ces textes dans les entreprises.