Secteur de l’électricité : Ce que propose BTE Engineering Group

L’entreprise portée par Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen veut mettre l’accent sur l’énergie solaire.

Michel Ferdinand

Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen

Le déficit en énergie électrique que connaît le Cameroun est d’autant plus préoccupant que le jeune entrepreneur Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen, promoteur de BTE Engineering Group, a décidé d’apporter sa contribution en vue de « l’amélioration de l’accès à une énergie plus stable et à la réduction de la dépendance des entreprises et des ménages aux seules capacités du réseau électrique national ». Une initiative qui laisse transparaître la détermination de cet électrotechnicien, qui développe des solutions dans plusieurs secteurs d’activité tels que l’ingénierie technique, notamment l’électricité, l’énergie solaire et les systèmes de mobilité verticale. Puisqu’il s’intéresse « à l’un des défis majeurs auxquels sont confrontées les économies africaines : l’accès à une énergie fiable ».

Sur ce, il pense que « la question de l’électricité ne doit pas uniquement être abordée sous l’angle de la production nationale. Elle doit également être pensée à travers la diversification des sources, la proximité de la production avec les consommateurs et le développement de solutions de stockage ». Raison pour laquelle BTE Engineering Group formule une offre dans le domaine du solaire photovoltaïque, avec des solutions orientées vers les particuliers, les entreprises et les infrastructures, qui ont besoin d’une source d’énergie complémentaire. Il s’agit de concevoir des installations adaptées aux besoins réels des utilisateurs, en associant, lorsque cela est nécessaire, panneaux photovoltaïques, batteries, équipements électriques et dispositifs de gestion de l’énergie.

On comprend qu’il ne faut pas seulement faire recours au solaire comme solution de dépannage. « Nous devons progressivement passer d’une logique de secours à une logique de complémentarité énergétique. Le solaire peut permettre à une entreprise ou à une infrastructure de produire une partie de l’énergie dont elle a besoin et de disposer d’une solution supplémentaire lorsque le réseau rencontre des difficultés », explique-t-il. Il faut donc une combinaison entre la production photovoltaïque et le stockage, c’est-à-dire « produire de l’électricité durant les périodes d’ensoleillement, à utiliser directement une partie de cette énergie et à stocker le surplus dans des batteries. Cette énergie peut ensuite être utilisée lorsque la production solaire diminue ou lorsque le réseau électrique connaît une interruption ».

Formation

L’avantage c’est de renforcer la continuité énergétique.  Pour ce faire, « l’entreprise ambitionne également de démocratiser progressivement l’accès aux solutions photovoltaïques. Une petite installation résidentielle n’aura pas les mêmes caractéristiques qu’une installation destinée à une entreprise, une industrie ou un établissement de santé ». Les solutions seront adaptées aux besoins. « Les mini-réseaux photovoltaïques pourraient également représenter une solution pour certaines zones rurales ou localités difficiles à raccorder rapidement au réseau classique ». Par ailleurs, « un système composé d’une centrale solaire, de batteries et d’un réseau local pourrait permettre d’alimenter plusieurs consommateurs. L’objectif n’est pas de remplacer le réseau national. Dans certaines zones, il peut être plus pertinent de développer des solutions locales capables de répondre immédiatement aux besoins essentiels », poursuit-il.

Bien entendu, au-delà de l’installation des équipements, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen estime que le développement du secteur énergétique camerounais doit passer par la formation. Parce que la croissance du solaire nécessite des techniciens capables d’installer, de diagnostiquer, de réparer et de maintenir les équipements.