Santé mentale : Yaoundé prépare son symposium

La 3e édition est prévue les 9 et 10 octobre prochains et connaîtra des communications scientifiques, études de cas, retours d’expériences. 

Michel Enony

Plus d’un milliard de personnes vivent avec un trouble de santé mentale dans le monde, selon l’Organisagion mondiale de la santé (Oms). Derrière ce chiffre, des visages, des familles, des communautés et des trajectoires souvent invisibles. C’est cette réalité que le Global Mental Health Symposium (GMHSY) 2026 entend remettre au centre. Pour sa 3e édition, les 9 et 10 octobre 2026, à la Salle King David, au Carrefour Bastos, à Yaoundé, le symposium réunira professionnels de santé, chercheurs, étudiants, éducateurs, acteurs communautaires, décideurs, innovateurs, patients et personnes ayant une expérience vécue.

Placée sous le thème « Expériences vécues entendues : vraies voix, changement réel », cette édition veut dépasser les discours théoriques. « Les politiques, les services et les innovations en santé mentale gagnent à être pensés avec les personnes concernées et à partir de leurs réalités », soulignent les organisateurs. Six axes structureront les échanges : masculinités positives et prévention des violences basées sur le genre ; jeunesse, familles, éducation et bien-être psychosocial ; innovations numériques, intelligence artificielle et accès aux soins ; santé mentale communautaire, inclusion et résilience ; gouvernance, recherche, financement et politiques publiques ; santé mentale au travail.

Grande nouveauté 2026 : la « Bibliothèque vivante ». Le principe ? Rencontrer des personnes qui deviennent temporairement des « livres vivants » et partagent leur histoire, leurs défis et leurs ressources. « Lire un livre vivant, c’est rencontrer une réalité que l’on ne connaissait peut-être pas », résume le Comité d’organisation du GMHSY. Un espace d’exposition mettra aussi en avant solutions numériques, innovations communautaires, outils de prévention et projets portés par des jeunes.

Le symposium accueille communications scientifiques, études de cas, retours d’expériences, posters, ateliers, productions artistiques et narratives. Objectif : faire passer le dialogue de la réflexion à l’action. « Parce qu’une santé mentale réellement inclusive commence par une chose essentielle : écouter ceux qui la vivent », rappelle l’organisation.