Difficultés d’accès aux protections hygiéniques, absence répétée à l’école : autant de problèmes auxquels les jeunes filles sont confrontées pendant leurs menstruations.
Marielle Ongono

La précarité menstruelle ne doit plus être un obstacle à l’éducation des jeunes filles. C’est le message porté lors de la célébration de la Journée internationale de la fille dans la commune de Yaoundé 2e, le 28 octobre 2026. À travers un plaidoyer consacré à la santé menstruelle, les jeunes filles ont dénoncé les difficultés auxquelles elles font face pendant leurs règles, notamment le manque de protections hygiéniques, l’insuffisance d’installations sanitaires adaptées et les absences répétées de certaines élèves durant cette période.
Un plaidoyer qui a retenu l’attention du maire de Yaoundé 2e, Yannick Ayissi. Sensible aux difficultés évoquées, l’édile a reconnu la nécessité de renforcer l’accompagnement des jeunes filles. « Nous devons donner la chance à toutes nos jeunes filles d’être les mères de demain, d’être des responsables de notre société », a-t-il déclaré.
À cette occasion, la municipalité a annoncé son intention de mettre en place une stratégie d’accompagnement des élèves issues de familles défavorisées. Il est notamment envisagé de leur offrir gratuitement des serviettes hygiéniques. Le maire a indiqué que les services municipaux et la commission des affaires sociales seraient mobilisés pour examiner les modalités de cette initiative, tout en reconnaissant les contraintes financières de la commune.
Placée sous le thème « Les effets du changement climatique sur la santé sexuelle et reproductive », cette célébration a été organisée par Plan international. L’objectif était de « promouvoir les droits de la fille afin qu’elle soit capable d’apprendre, que les problèmes auxquels elle fait face soient résolus et qu’elle ne manque plus l’école à cause des menstruations », a indiqué Suzanne Justie Mecheh, directrice régionale de Plan International Cameroun, Centre.
Cette démarche, soutenue par les Nations unies et les acteurs des droits de l’homme, appelle à faciliter l’accès des jeunes filles scolarisées aux kits hygiéniques, particulièrement celles issues de familles aux ressources limitées. Une menstruation ne devrait jamais être une raison de manquer les cours. À travers leur plaidoyer, les jeunes filles ont ainsi interpellé les pouvoirs publics, les responsables éducatifs et les partenaires au développement sur la nécessité de garantir des conditions favorables à leur épanouissement en milieu scolaire.


