Santé environnementale : Une affaire de tous

Pierre Hélé a invité les Camerounais à faire des efforts afin de limiter toute sorte de pollution afin d’améliorer la qualité de vie, lors de la célébration à Yaoundé.

Michel Enony

Tous pour une seule santé.

Les couloirs du palais des Congrès de Yaoundé bruissent de badges, de dossiers et de conversations à voix basse. Le fil conducteur de ces échanges n’est rien d’autre que la célébration de la Journée mondiale de la santé environnementale. Une première au Cameroun. Surtout avec comme thème : « Santé environnementale : s’appuyer sur la science pour protéger les communautés ». Cette édition est axée sur le concept One Health (Une seule santé). Ce concept repose sur l’idée que la santé humaine est intimement liée à celle des animaux, des végétaux et des écosystèmes.

Le 19 octobre 2026, la célébration laisse place à deux exposés sur le bien-fondé de la santé environnementale : les experts rappellent qu’il faut veiller à la qualité de l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les sols qui nous nourrissent.

Dans la salle, des inspecteurs de santé environnementale, des représentants de Collectivités territoriales décentralisées, des jeunes, des journalistes. Tous écoutent. Le ministre de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), Pierre Hélé, pose d’abord une question simple : « Dans quel environnement voulons-nous voir grandir nos enfants ? » Silence. Puis il déroule le diagnostic : particules fines au-dessus des seuils, déchets brûlés à ciel ouvert, drains obstrués, eaux stagnantes, moustiques, choléra, asthme. « La santé humaine est le miroir direct de la santé de notre environnement », lance-t-il.

Bien avant une cadre du ministère présente les conséquences des actions de l’homme sur le biotope et ses répercussions sur la santé humaine. Elle raconte les odeurs, les enfants qui toussent, les marchés envahis par les plastiques. « Le déchet des uns peut devenir la matière première des autres », rappelle-t-on, en évoquant l’économie circulaire. L’idée n’est pas abstraite : trier, composter, recycler, assainir. « Protéger notre biodiversité, c’est dresser un bouclier sanitaire pour nos populations », insiste-t-elle.

Ici, la santé globale des êtres vivants est une urgence. La santé environnementale n’est pas une santé « à part ». C’est le socle commun. Soigner l’air, l’eau, les sols, c’est soigner l’humain, l’animal et l’écosystème.