À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, des parents multiplient les démarches pour trouver les établissements qui répondent le mieux aux besoins de leurs enfants.
Hermine Mekou

À quelques semaines de la rentrée scolaire, l’atmosphère est stressante dans les familles. Le choix d’un établissement scolaire constitue l’une des principales préoccupations des parents. Entre qualité de l’enseignement, proximité du domicile, encadrement et coût de la scolarité, chacun tente de trouver la meilleure option pour ses enfants.
Le 18 août 2026 à 10h, le reporter de Mutations va à la rencontre de quelques responsables de famille. Judith Biwole, mère de trois enfants et résidant au quartier Biteng, a déjà fait son choix. Elle opte pour les établissements privés, tandis que son conjoint préfère inscrire leurs enfants dans un établissement public situé à proximité du domicile. « Je préfère les établissements privés parce qu’il y a plus de sérieux et de vigilance, contrairement à ce que d’aucuns peuvent penser. Les raisons du choix de mon mari sont liées à la distance. Pour lui, il serait préférable que les enfants fréquentent à côté de la maison afin d’éviter certains désagréments, comme le fait qu’un enfant puisse s’égarer sur le chemin du retour. Je le comprends, mais il faut aussi choisir un cadre où les enfants seront bien encadrés », précise Judith.
Cette situation n’est cependant pas isolée. Des parents ayant changé de ville se trouvent également confrontés aux mêmes préoccupations. C’est le cas d’Eric Essola, père de famille, affecté à Yabassi. « Cette année, on m’a affecté du côté de Yabassi et je dois me déplacer avec toute ma famille. C’est le début d’une autre vie. Tout va changer, y compris les établissements scolaires de mes enfants. Nous sommes actuellement à la recherche des meilleurs établissements du côté de Yabassi. Nous espérons que, d’ici à la fin du mois, tout sera réglé afin de permettre aux enfants de débuter les classes dans un environnement sain », affirme-t-il.
Pour certains parents, la principale difficulté reste toutefois financière. Madeleine M., petite commerçante, est encore à la recherche de moyens pour assurer les inscriptions de ses enfants. « C’est vraiment difficile. J’ai cinq enfants, dont deux au lycée et les trois autres à l’école primaire. Ça ira. Actuellement, je recherche des établissements scolaires moins chers pour permettre à mes enfants d’aller aussi à l’école. J’espère en trouver un le plus tôt possible », confie-t-elle.



