Les femmes de la Cameroon Customs Women Association ont partagé un moment de solidarité avec les enfants de leurs collègues décédés.
Lazare Kingue
L’émotion était palpable, jeudi 10 septembre 2026, dans la salle des festivités de l’immeuble-siège du Secteur des Douanes du Sud II. À l’initiative de la division régionale du Sud de la Cameroon Customs Women Association (CCWA), les femmes de la circonscription douanière locale ont rendu hommage à leurs collègues disparus à travers un geste de solidarité envers leurs enfants.
Une cinquantaine d’enfants, de tous âges, orphelins de douaniers ayant servi à Kribi, étaient conviés à un repas fraternel. Installés autour de tables dressées pour l’occasion, ils ont été accueillis avec attention et affection.
Avant le repas, un hommage a été rendu aux collègues disparus. Les membres de la CCWA ont ensuite remis à chaque enfant un kit scolaire complet. Une aide destinée à accompagner les familles à l’occasion de la rentrée scolaire.« Nous exprimons toute notre gratitude à ces femmes, anciennes collègues de nos maris. C’est touchant de savoir qu’elles pensent à nous et à nos enfants », témoigne une mère. Une autre, tenant son fils de deux ans, ajoute : « Cela illustre à quel point leurs collègues avaient de la valeur à leurs yeux. »
Pour Hortense Ondobo, coordinatrice de la branche régionale de la CCWA du Sud II et commandant de brigade des conteneurs, ce geste rappelle que la solidarité douanière se poursuit au-delà de la disparition d’un collègue. « Nos collègues restent à jamais vivants dans nos cœurs. C’est l’une des façons pour nous de saluer leur mémoire », explique-t-elle. Elle ajoute : « Nous savons que c’est très dur pour ces femmes qui élèvent désormais seules leurs enfants. C’est pourquoi nous avons adjoint à cette dotation une enveloppe destinée à la prise en charge de la pension scolaire. »
La mobilisation a également reçu le soutien d’Armelle Sylvie Assengue, cheffe du Secteur des Douanes du Sud II et vice-coordonnatrice nationale de la CCWA. Face à la joie des enfants réunis autour des tables, elle a salué l’initiative : « Cette chaleur maternelle vient rappeler qu’au-delà de l’uniforme, battent des cœurs de femmes, gardiennes d’une grande famille qui ne saurait abandonner les siens. »



