Protocole de Maputo : Un guide pour mieux appliquer l’article 14

Le document présenté le 24 septembre 2026 à Yaoundé permet de mieux comprendre les droits sexuels et reproductifs des femmes. 

Flavie Abé Djama (Stagiaire)

 Réunis pour le même but.

La rencontre s’est tenue ce 24 septembre 2026 à Yaoundé. Elle a réuni les organisations de la société civile, les parlementaires, les professionnels du droit et de la santé, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le lancement de ce guide intervient en prélude à la Journée internationale de l’avortement thérapeutique, prévue le 28 septembre. Dans le panel, la déléguée régionale de la Promotion de la Femme et de la Famille du Centre, Jeannine Obama a représenté le Minproff, empêché.

Durant sa  présentation, Maître Solange Tchamba a expliqué que le guide vise à rendre les dispositions de l’article 14 du Protocole de Maputo plus accessibles et à permettre aux personnes concernées de les utiliser de manière appropriée. L’article 14 concerne les droits des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive. Il porte sur le droit de choisir le moment d’avoir des enfants, l’accès au planning familial et aux services de santé appropriés. Il prévoit également des dispositions relatives à l’interruption médicalisée de la grossesse dans certaines circonstances, notamment lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’une relation incestueuse. Aussi lorsqu’elle constitue un danger pour la santé ou la vie de la femme. Le guide examine également les rapports entre ces dispositions et celles du Code pénal camerounais.

Au cours des échanges, des difficultés d’application de l’article 14 dans le contexte national ont été soulignées. Parmi celles-ci figurent en premier lieu les difficultés juridiques. L’une des principales questions soulevées concerne l’autorisation préalable du procureur de la République dans certaines procédures d’avortement médicalisé. Des obstacles socioculturels et religieux ont également été évoqués. Pour faire face à ces difficultés, les membres de la SOAWR et du WCIC entendent appliquer une stratégie d’action basée sur 4 axes. Le renforcement des capacités juridiques et la constitution de coalitions avec les différents acteurs font partie de ces axes.