Plateforme Ulula : La voix des communautés entre dans le circuit de décision

La plateforme déjà opérationnelle permet d’enregistrer les plantes par appel, WhatsApp, permettant à la Socapalm de continuer à améliorer ses relations avec son personnel et les communautés riveraines.

Blaise Djouokep

Le traitement des plaintes au sein du groupe Socfin se fait désormais à travers la plateforme Ulula. Dans l’ensemble des bassins agricoles, ce nouveau système de traitement des plaintes est effectif depuis mars 2026. Le mécanisme de gestion des plaintes via cette plateforme repose sur trois canaux. « L’appel, WhatsApp et le QR  code», explique , explique Ornela Tchianko, Correspondant environnement et développement durable de Socapalm Dibombari.

Par téléphone, l’appel est suivi d’un rappel sans nécessité de crédit. Sur WhatsApp, la démarche peut se faire par message ou enregistrement audio. Le plaignant peut s’exprimer en français ou en anglais, et est recontacté si nécessaire. Le dispositif repose également sur la confidentialité. L’identité du plaignant est préservée, quelque soit le moyen utilisé pour sa plainte

La plateforme est utilisée par tout le monde. Travailleurs, sous-traitants, prestataires, communautés riveraines.  Les plaintes enregistrées sur cette plateforme viennent ainsi completer les cadres de dialogue existants, notamment les réunions bipartites et tripartites, en permettant à une préoccupation de remonter sans attendre nécessairement la prochaine rencontre.

Une fois la plainte déposée, elle est enregistrée, complétée si besoin, traitée puis suivie d’une réponse via le canal choisi par le plaignant pour émettre sa plainte. Un suivi qui permet de donner au plaignant une suite à sa démarche. Cette plateforme permet ainsi au groupe de suivre les dossiers et de comparer les données entre les sites. Si une plainte signale un incident, plusieurs signalements peuvent révéler une tendance, notamment des tensions communautaires, difficultés sur un chantier, préoccupations des travailleurs ou des riverains. Centralisées, ces informations vont contribuer à une meilleure lecture des réalités du terrain.

Le groupe entend désormais accélérer sa vulgarisation auprès des communautés, notamment les plus éloignées des outils numériques. La Socapalm entend expliquer, accompagner et multiplier les points d’accès, qui permettront de limiter les effets de la fracture numérique.