Pierre Elémy : l’Esstic au bout de la persévérance

Madeleine Ngonnia ( Stagiaire)

Pierre Elémy est heureux. Sa joie vient de sa réussite au concours d’entrée à l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), une victoire qui intervient après une préparation marquée par les doutes et les préjugés. Avant de se lancer dans cette aventure, le jeune homme a confié son projet à Dieu. Prières, lectures bibliques et encouragements ont accompagné son parcours. Dans sa préparation, il a également pu compter sur l’aide d’un aîné qui l’a orienté vers un groupe de préparation au concours. Au programme : culture générale, actualité et entraînement aux différentes épreuves.

Pierre Elémy s’est alors donné les moyens de réussir. Les anciennes épreuves écrites et orales lui ont permis de mieux comprendre la structure des sujets et les exigences du concours. Il s’est préparé avec une idée en tête : se dépasser pour chasser la peur et laisser place au courage. Mais le chemin n’a pas été facile. Pendant sa préparation, il a dû faire face à des difficultés financières et familiales. Pour assister aux cours, il lui arrivait de parcourir à pied les six kilomètres qui séparaient son domicile du lieu de préparation. En parallèle, il travaillait pour gagner son propre argent.

Sa famille, elle, pensait qu’il poursuivait ses études en linguistique générale appliquée à l’Université de Yaoundé I. Lorsqu’elle a découvert son projet de tenter le concours de l’Esstic, elle s’y est opposée, tout comme certains de ses camarades. Une situation qui a alimenté son stress. Pour tenir, Pierre Elémy s’accrochait à un verset biblique qui l’accompagnait dans ses déplacements : « L’athlète ne peut être couronné que s’il a combattu suivant les règles. » Une phrase qui, pour lui, résume l’effort et la persévérance nécessaires pour atteindre son objectif.

Dans le journalisme, il a déjà ses modèles. Il cite Alain Gislain Kanga, dont il admire l’éloquence et la manière de s’exprimer, ainsi qu’Evelyne Mengue Akounou, pour sa douceur et son travail. Désormais admis à l’Esstic, Pierre Elémy nourrit une ambition claire : devenir un journaliste proche du public.