Ouvrage : « Sous le masque du bonheur » 

Le livre d’Alain Fogue Tamko a été dédicacé le 10 septembre 2026 au Goethe-Institut Kamerun à Yaoundé.

Hawa Ali (Stagiaire)

Dédicace au Goethe-Institut.

La cérémonie, organisée dans le cadre de l’Aprem’ du Livre, a réuni des passionnés de littérature autour d’une lecture de l’ouvrage et d’un échange avec l’auteur. L’ouvrage « Sous le masque du bonheur » compte 208 pages. À travers ce roman, Ariste Fogue y aborde la violence conjugale, la dépression et le crime. Le titre de l’ouvrage renvoie à cette apparence de bonheur qui peut parfois dissimuler des situations de souffrance. L’auteur explique sa conception du bonheur. « C’est quoi le bonheur ? Le bonheur c’est être à l’aise, se sentir à l’aise dans sa vie, ressentir cette paix et être en paix avec soi-même », a-t-il déclaré. Les échanges avec le public ont permis à l’auteur de revenir sur le message porté par son roman. Pour lui, l’attention accordée aux proches peut permettre de détecter certaines situations avant qu’elles ne s’aggravent. « Le sens important qu’il faut retenir, c’est qu’il faut aller au-delà des apparences, être proche de nos familles, de nos proches, les questionner sans cesse pour être sûr qu’ils sont vraiment à laise dans ce qu’ils font, dans leur couple », a expliqué Ariste Fogue Tamko.

Avec les multiples cas de féminicides enregistrés au Cameroun ces derniers temps, l’auteur s’engage de traiter la violence conjugale comme l’un des principaux axes de son récit. L’écrivain appelle à ne pas banaliser les premiers signes. « Il ne faudrait pas minimiser les premiers signes d’une violence conjugale. Ça commence parfois de manière subtile, par de petites remarques déplacées. Il faut avoir la lucidité de les remarquer à temps pour prendre les bonnes décisions », a-t-il insisté.
La cérémonie a également permis de revenir sur la sélection de l’ouvrage pour l’Aprem’ du Livre. Selon les organisateurs, les textes sont soumis de manière anonyme. Les auteurs transmettent des extraits de leurs œuvres sans mentionner leur identité. Un jury procède ensuite à la sélection sans connaître le nom des écrivains. La rencontre s’est achevée par une séance de questions-réponses avec le public, suivie de la dédicace des exemplaires.