Octobre rose : Socapalm en guerre contre les cancers féminins

L’agro-industriel a lancé sa campagne 2026 de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus sur ses cinq sites, mobilisant aussi les hommes comme relais de prévention.

Blaise Djouokep

C’est parti pour Octobre Rose chez Socapalm. L’agro-industriel a donné le coup d’envoi de sa campagne 2026 de lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus, vendredi 23 octobre, sur son site de Dibombari. Une campagne qui s’étendra à l’ensemble de ses plantations : Kienké, Édéa, Mbambou, Mbongo et Dibombari.

Au programme, sensibilisation, dépistage volontaire et marche sportive. L’objectif expliqué par Dr Carole Eyoum Njowe, est clair. « Cultiver le réflexe du diagnostic précoce » face à deux des principales maladies non transmissibles en Afrique. Pour Socapalm, l’enjeu est aussi économique. « Préserver la santé de nos travailleurs et de leurs familles maintient un équilibre essentiel. Un travailleur inquiet pour sa santé voit naturellement ses performances baisser », souligne le médecin. La mobilisation est en nette hausse par rapport aux premières éditions. Les femmes sont venues nombreuses pour s’informer et se faire dépister.

Les recommandations des médecins sont précises : auto-palpation mensuelle pour détecter toute grosseur anormale, mammographie tous les deux ans à partir de 45 ans, frottis cervico-utérin tous les deux ans pour les femmes sexuellement actives. Et en amont, la vaccination contre le Papillomavirus Humain (HPV) pour les enfants de 9 à 14 ans, que Socapalm propose gratuitement jusqu’à épuisement des stocks.

Autre particularité de cette édition, les hommes sont mis à contribution. « Les hommes sont des fils, des maris, des frères. Ils sont souvent les premiers à repérer les symptômes ou à encourager les femmes à se faire dépister. La santé est une responsabilité collective », insiste le Dr Njowe. La campagne se poursuivra jusqu’au 31 octobre sur tous les sites du groupe. Pour le groupe, « prendre soin de nos femmes, c’est prendre soin de notre avenir collectif », résume la direction de Socapalm.