Mulema gospel talent : Dix voix s’affrontent 

La deuxième édition de cette compétition s’est refermée le 29 août 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Marielle Ongono 

Bravo aux gagnants !

Palais des Congrès de Yaoundé, le 29 août 2026, c’est l’apothéose. La meilleure voix du gospel camerounais doit être dévoilée au terme de la deuxième édition du Mulema gospel talent. Dans une ambiance chaleureuse et conviviale, un public nombreux a répondu présent à ce rendez-vous d’adoration et de valorisation des talents du gospel. À l’entrée du palais des Congrès, un espace photo accueille les invités. L’accès à la salle est conditionné par un enregistrement. Certains fan-clubs se distinguent par leurs uniformes et leurs animations. Il est 16 h lorsque le ton est donné, avec une prière en ouverture.
Au départ, 59 candidats, sélectionnés sur l’ensemble du territoire national, étaient en compétition. Ils ne sont plus que dix pour cette grande finale, avec des prestations en solo et en duo autour du thème « Le bon vieux temps ». Six coachs ont accompagné les candidats au cours de cette édition : Thenella, Guy Michel Kingue, Prophetic Minstrel, Valérie Ronnel, Asheck Blessing et Charles Citenga. Le jury était composé de Papa Lin Nka, Rachel Onalaja et Sanzy Viany. Pour Nafissatou Barro, promotrice du Mulema gospel talent, « nous accompagnerons les gagnants dans la production de leur musique, leur branding personnel, tournée médiatique. Et l’une des choses les plus importantes, leur formation en tant que ministres de Dieu ».
Les dix finalistes étaient Amanda Ndi, Axel Abessolo, Monique Ngo Minyem, Fred Afene, Anne Mimbo’o, Brice Lael Jophranne, Lobe Mouelle Joëlle, Ashley Mbeng, David Douglas, Gilbert Moukouri Monny et Pride Junior Nung Afumbum.
Une prière pour le Cameroun a été faite, ainsi qu’un message de sensibilisation contre les féminicides. À l’issue des différentes prestations, cinq candidats se démarquent et accèdent au Top 5 : David Douglas, Pride Junior Nung Afumbum, Gilbert Moukouri Monny, Lobe Mouelle Joëlle et Fred Afene. Le Trio final est Gilbert Moukouri Monny, troisième, Lobe Mouelle Joëlle, deuxième et Pride Junior Nung Afumbum, le vainqueur. Le Mulema gospel talent est un concours de chant gospel destiné à mettre en lumière de jeunes talents. Le concours s’adresse aux personnes âgées de 18 ans et plus, désireuses de mettre leur voix au service du gospel. 
 
 

Junior Pride Njung : La vedette du Mulema gospel talent

Marielle Ongono 

À 24 ans, Junior Pride Njung fait de la musique un métier. Révélé au grand public lors de la deuxième édition du Mulema gospel talent, le jeune chantre revendique une ambition qui dépasse les projecteurs. Son histoire avec la musique commence il y a onze ans. Encore adolescent, il pousse ses premières notes à la Hope Baptist Church de Ndamukong, au sein de la chorale Divine Treasures. Sa voix attire l’attention. Souple et agile, son timbre lui permet de passer d’un registre à l’autre avec aisance. Une aptitude qu’il travaille au fil des années, notamment au contact de différents collectifs, parmi lesquels Kingdom Dew et Ewald, à Buea.
 
Il est le promoteur de Grow Voices, une plateforme numérique consacrée au coaching vocal. Une façon de transmettre aux autres ce qu’il a lui-même appris au cours de son parcours. Malgré les expériences accumulées et les applaudissements, une nouvelle quête naît en lui. Celle d’aller plus loin, de sortir de sa zone de confort et de se confronter à de nouveaux défis. C’est dans cet état d’esprit qu’il décide de participer à la deuxième édition du Mulema Gospel Talent. « Mulema m’a appris à moins me regarder moi-même pour laisser toute la place à Dieu. Ce n’est pas ce que je peux accomplir qui compte, mais ce qu’il est en train de me façonner à devenir », témoigne-t-il.
Titulaire d’une licence en construction métallique et d’une autre en Counselling & Psychothérapie, obtenue au Nigeria, le jeune homme poursuit actuellement des études en Soins et Conseils pastoraux au Baptist Seminary de Kumba.
 
Pour lui, la musique ne doit pas seulement séduire l’oreille. Elle doit aussi toucher le cœur et susciter une transformation. Aujourd’hui, Njung Junior Pride ne court pas après la célébrité. Sa vision est plus large. Il rêve de construire un ministère capable de ramener les cœurs vers l’essentiel et de faire de sa musique un moyen de transmettre sa foi. « Mon plus grand désir est de représenter Christ dans tout ce que je fais : ma musique, mon caractère, mon message et ma façon de servir », affirme-t-il. Son passage au Mulema Gospel Talent aura donc été davantage qu’une compétition. Il aura constitué une étape dans la construction d’un jeune artiste qui cherche encore sa voie, mais qui semble déjà avoir trouvé son cap.