Mini Nguon dans le Mfoundi : Le film du lancement de l’édition 2026

Les grandes lignes du festival ont été dévoilées le 1er octobre 2026 au cours d’une conférence de presse.

Marielle Ongono 

 La presse est mise à jour.
Le tout premier Mini Nguon se prépare. Face à la presse, le président du comité d’organisation, El Hadj Salifou Nji Ngouh, et le chef de la communauté bamoun du Mfoundi, El Hadj Issa Nji Npochinto, ont présenté les principaux axes de cette édition. Au cours des échanges, l’on a appris que la décision d’organiser ce Mini Nguon dans le Mfoundi et ses environs avait été annoncée en juin 2026 par le sultan roi des Bamoun, Sa Majesté Mouhammad Nabil Mforifoum Mbombo Njoya. D’après le président du comité d’organisation, il est question de perpétuer et de faire rayonner la culture bamoun au-delà de son berceau historique, de renforcer la cohésion et le sentiment d’appartenance des ressortissants bamoun installés à Yaoundé et ses environs, mais aussi de faire découvrir au grand public les richesses culturelles, artistiques et historiques du royaume. L’initiative vise également à faire vivre aux populations d’ici les réalités de ces festivités, autrefois centrées dans le Noun.

Les festivités se tiendront sur deux jours, du samedi 14 au dimanche 15 novembre, au Musée national. Plusieurs commissions ont été mises en place pour assurer une meilleure organisation. Dans la veine des préparatifs, une grande collecte de fonds est prévue samedi 03 octobre, au Cercle municipal, à partir de 14h. Cette initiative vise à mobiliser les filles et fils Bamoun, ainsi que les amis et sympathisants, autour d’un objectif commun : contribuer à la réussite du Nguon et faire rayonner l’héritage culturel bamoun. À cette occasion, tous les fils et filles Bamoun sont attendus. Les artistes musiciens Arouna Trésor et Rachida Jolie offriront un moment de convivialité à cette occasion.

L’un des temps forts du Mini Nguon sera la présentation de la maquette du centre culturel Bamoun dans la région du Centre. Le choix du site est encore en discussion. Par ailleurs, un certain nombre de préalables ont été remplis. D’abord, sur le plan administratif, il y a eu la rencontre avec les autorités de la région, notamment le gouverneur de la région du Centre et le préfet du département. Le choix du Musée national n’est pas anodin. La cible attendue est grande et est constituée entre autres des personnes attendues sont entre autres la diaspora Bamoun, autorités administratives, municipales et traditionnelles, des organisations culturelle et communautaire. 

El Hadj Salifou Nji Ngouh : L’objectif principal est la décentralisation du festival

Le président du comité d’organisation du premier Mini Nguon dévoile le programme prévu du 14 au 15 novembre au Musée national.
 
Marielle Ongono 
Mini Nguon dans le Mfoundi, quel en est l’objectif ?
 
L’objectif principal est la décentralisation de l’organisation Nguon, afin de permettre à toutes les communautés de vivre en direct ce qui se passe à Foumban. Le grand Nguon qui se tiendra du 4 au 13 décembre 2026 ne peut pas être vécu par tout le monde. Sa Majesté le Sultan Roi a donc décidé de cette décentralisation, qui va dans le sens de l’universalité du festival, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
 
Quelles sont les activités ainsi que les innovations de cette édition ?
 
Les différentes activités tournent autour du Carnaval de la femme, elles portent également sur la table ronde qui permettra de revenir sur le thème central de cette édition : « Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, Roi, bâtisseur et figure plurielle, mémoire et héritage ». Conférence débat sur la succession en pays Bamoun. L’une des activités phares sera également consacrée aux échanges sur la construction du Centre culturel de Yaoundé, sans oublier le vivre-ensemble, qui sera magnifié à travers les stands des différentes communautés sœurs qui seront avec nous, ainsi que le repas communautaire qui regroupera également toutes ces communautés. Ces différentes communautés présenteront leur culture à travers des stands et leurs mets traditionnels à l’occasion du repas gastronomique. Il s’agit des communautés Banso, Mbamoise, Béti, Tikar et Bamiléké. Des concours de danses, meilleure association, meilleurs artisans, meilleur poème en langue Bamoun, concours Miss, Master, prestation artistique et danses patrimoniale. Pour terminer, il y aura la marche guerrière, qui partira de la Communauté urbaine de Yaoundé vers le Musée national, lieu grandiose des festivités du festival. Pour cette marche, j’invite les uns et les autres à arborer leurs tenues traditionnelles. Nous aurons en main des rameaux et l’arbre de la paix en signe d’unité et de vivre ensemble.
 
En quelques lignes qu’est-ce que le Nguon ?
 
Depuis la création du royaume Bamoun vers les années 1300, les monarques ont d’abord pensé le Nguon comme une fête des récoltes où toutes les bourgades venaient à Foumban échanger leurs produits agricoles, parce que chaque contrée avait sa spécialité : les uns venaient avec du pistache, les autres avec de l’huile de palme, etc. Après l’instauration du Nguon, les festivités se tenaient chaque année. À l’arrivée du colon, elles ont été interdites. Après l’indépendance, le 18e monarque l’a réinstauré et chaque année, on célébrait. Puis Sa Majesté Ibrahim Mbombo Njoya, le 19e roi, l’a ramenée à deux ans, une périodicité que continue Sa Majesté Mouhammad-Nabil Mforifoum Mbombo Njoya, le 20e roi