Masterclass : Dans les coulisses de la création artistique 

Beatmakers, producteurs et créateurs de contenus ont échangé avec une vingtaine de jeunes aux Village Noah, le 13 août 2026 à Yaoundé.
 
Flavie Abé Djama (Stagiaire)
 
Moment de partage avec les jeunes.
 
Dans le cadre de la première édition du Beyond the Like, the content and the culture, beatmakers, producteurs et créateurs de contenus ont entretenu le public sur plusieurs points. Leurs parcours et leurs expériences individuels. La production musicale est l’un des principaux sujets abordés. D’après les beatmakers, elle repose sur une chaîne allant de la composition d’un morceau à sa masterisation, en passant par le mixage. La différence entre un ingénieur du son et un beatmaker est que le premier arrange le son et voit les défauts qu’il y a dans celui-ci avant de le rendre consommable. L’autre travaille les pistes et utilise différents instruments afin de rendre le son mélodieux. Selon les professionnels présents, une structure musicale classique comprend une intro, un premier couplet, un pré-refrain puis un refrain. Pour exercer durablement le métier de beatmaker, il faut s’adapter aux nouveaux outils et assimiler les métiers parallèles à celui de beatmaker. « Quand une nouvelle technologie arrive, il faut être à jour et tirer le bon côté de ces outils », a indiqué le producteur et beatmaker, Andjamy.
 
La création de contenus comme vitrine de mise en valeur des projets culturels. C’est un autre aspect qui a été abordé durant la masterclass. Savoir-faire, créativité, originalité ou même outils de qualité sont, entre autres, les éléments à prendre en compte pour être un bon créateur de contenus. Par contre, pour que le contenu soit réceptionné par le public, il faut quelque chose de plus. « La manière de véhiculer le message compte. Que ce soit de manière comique », a expliqué Steve Kmer, créateur de contenus. Pour Remick, promoteur de Solar System, « quelqu’un qui a le bon mental et la discipline qu’il faut est beaucoup plus compétent que celui qui a fait des bancs. Sans vouloir dire que l’école ne sert à rien ». Dans l’industrie créative, ces différents acteurs font face à des difficultés similaires, notamment les complications dans les contrats et le manque de visibilité.
Organisé sur trois jours avec le soutien du Village Noah et du groupe Link, l’initiative qui entend mettre en lumière non seulement les productions artistiques, mais aussi les professionnels qui œuvrent dans l’ombre à leur réalisation.

Réactions

Mannequin on the Beat, beatmaker : J’en ressors cultivé.

 
 
J’aime beaucoup l’événement. Je suis beatmaker en devenir. Dans notre secteur, lorsqu’on est beatmaker, on sait d’office que la famille n’est pas forcément d’accord. On considère souvent que c’est un domaine réservé aux voyous. C’est seulement maintenant qu’on essaie de faire la différence. Et ici, au Cameroun, c’est assez compliqué. Il y a eu l’arrivée de la musique assistée par ordinateur et, actuellement, avec l’IA, on s’est adapté. Le cadre est agréable. L’ensemble des questions-réponses qui ont eu lieu, c’était vraiment super. Cela m’a permis de me cultiver et d’en apprendre davantage.
 
 
Tsunade Desty, créatrice de contenus : Je suis heureuse d’être là.

 
Déjà, j’apprécie cet événement parce qu’on essaie de mettre en lumière plusieurs secteurs. La culture a besoin de visibilité aujourd’hui. Pour mettre en avant nos contenus culturels et promouvoir nos services, chacun doit composer avec son algorithme. Vu que je suis dans le marketing digital, il n’y a pas de limite à mes contenus. Par rapport à l’événement, l’essentiel est véritablement de toucher le public recherché. Mes impressions ne peuvent donc qu’être favorables.
 
 
Jessica Bayron, créatrice de contenus : C’est une belle initiative.
 
 
Je me suis lancée dans la création de contenus parce que je suis passionnée et que j’aime ça. Grâce à cela, je peux également développer d’autres activités. J’apprécie cet événement parce qu’il nous permet d’apprendre à nous connaître et de nous rapprocher d’autres créateurs de contenus que nous ne connaissons pas forcément. Nous pouvons ainsi créer des collaborations et travailler ensemble. L’événement nous permet aussi de nous divertir et d’apprendre beaucoup de choses.