Lutte contre les hépatites : Le Cameroun plaide pour une réponse internationale renforcée

Guy Martial Tchinda

Les hépatites virales restent un problème de santé publique dans le monde et au Cameroun en particulier. Selon les données présentées lors de la 5ᵉ réunion annuelle du Groupe des amis des Nations Unies pour l’élimination des hépatites à New York, 287 millions de personnes vivent avec l’hépatite B ou C et 1,3 million de personnes en meurent chaque année dans le monde, malgré l’existence de vaccins, d’outils de dépistage et de traitements.

Au Cameroun où le nombre de personnes atteintes reste aussi important, les autorités sanitaires multiplient les stratégies pour renforcer la réponse nationale. Le réseau de prise en charge est passé de 21 à 65 centres de traitement agréés. Les volumes de dépistage ont progressé entre 2024 et 2025, passant de 312 280 à 404 192 chez les femmes enceintes, et de 245 296 à 336 400 au sein de la population générale.

Parallèlement à la finalisation du guide national de prise en charge, la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B a été introduite et la prophylaxie pour les femmes enceintes porteuses du virus est désormais gratuite. L’étape suivante vise l’intégration progressive de ces soins dans le panier de la Couverture santé universelle pour limiter les paiements directs des usagers.

Le Cameroun souhaite poursuivre ses efforts vers l’élimination de ces maladies.  C’est ce qui justifie la présence de son ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, le 21 septembre 2026 à la 5ᵉ réunion annuelle du Groupe des amis des Nations Unies pour l’élimination des hépatites, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’Onu.

Les orientations proposées incluent l’organisation d’une réunion de haut niveau des Nations Unies en 2028, la fixation de cibles mesurables et la mise en place d’un mécanisme de redevabilité, à la suite d’une déclaration ministérielle signée en mai 2026. Le gouvernement camerounais demande le soutien des États membres, le financement des plans nationaux, la baisse des paiements directs et la réduction des coûts des produits de santé pour atteindre l’objectif d’élimination en 2030.