Kinésithérapie : Les professionnels misent sur la prévention

Face au poids des maladies cardiovasculaires et des Avc, les professionnels de la kinésithérapie mettent l’accent sur la prévention et l’activité physique.

Angela Olembe ( stagiaire )

Une célébration sur fond de sensibilisation

 

À l’État-major de l’armée de terre, à Yaoundé, l’ambiance est studieuse. Du 7 au 11 septembre 2026, conférences, ateliers pratiques et activités sportives se sont succédés dans cette enceinte militaire, dans le cadre de la Journée mondiale de la kinésithérapie. Le thème retenu pour cette édition a porté sur « la kinésithérapie dans la prévention, la prise en charge et la réduction des maladies cardiovasculaires et des Avc».

Les activités majeures de cette célébration ont eu lieu au centre médical de l’État-major de l’armée de terre. La conférence-débat organisée en ce lieu a permis de revenir sur plusieurs maladies cardiovasculaires, notamment l’hypertension artérielle, l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque et l’accident vasculaire cérébral (Avc).

Face à ces pathologies, les professionnels mettent l’accent sur la prévention : alimentation équilibrée, activité physique régulière, hygiène de vie et contrôles médicaux. Des habitudes qui peuvent contribuer à réduire certains facteurs de risque.

Après la phase théorique, place à la pratique. Un atelier consacré à la prise en charge et au bien-être des patients a permis aux participants de suivre des exercices physiques adaptés, ainsi qu’une séance de yoga. Mobilité, souplesse et entretien des capacités physiques étaient au programme. « La kinésithérapie vient de deux mots : mouvement et thérapie. C’est donc la thérapie par le mouvement, ou encore la thérapie du mouvement. Elle sert à réveiller les muscles, à les renforcer, à maintenir et à rétablir les capacités fonctionnelles du corps, pour que le patient retrouve sa mobilité et son autonomie », explique Luc Njiki, chef du service de kinésithérapie du centre médical de l’État-major de l’armée de terre.

Une approche qui attire les participants. « Ce qui m’attire, c’est la prise en charge. Nous sommes bien reçus. Il y a un kinésithérapeute à notre disposition, on nous écoute et il y a du matériel à notre disponibilité pour travailler », témoigne une participante.

Au-delà des soins, les professionnels veulent aussi faire connaître leur métier. La méconnaissance de la kinésithérapie reste, selon eux, l’une des difficultés auxquelles ils sont confrontés. « Nous rencontrons beaucoup de problèmes de communication. Beaucoup de personnes ne connaissent pas ce qu’est un kinésithérapeute. Nous sommes souvent confondus avec les masseurs traditionnels ou encore avec les préparateurs physiques qui se disent kinésithérapeutes. Le métier n’est pas valorisé à sa juste valeur », déplore Luc Njiki.