Grand slam national : 11 candidats en huitièmes de finale 

Les seizièmes de finale se sont disputés le 8 août 2026 au Quartier Mozart.
 
Calvin Miyono (Stagiaire)
 
Séance de répétition avant les 1/8 de finale.
 
Le Quartier Mozart a abrité le 08 août 2026 le lancement des seizièmes de finale du Grand slam national du Cameroun. Entre joutes oratoires, poésie engagée et émotions, 13 des 16 candidats attendus se sont affrontés sur scène. Au terme des épreuves, 11 poètes ont validé leur qualification, scellant l’élimination de Jimmy et Astre Nocturne. La candidate du Centre, Afana’a, a pris la tête du tableau (14,29/20), devançant Agnesita (2e avec 14,20) et Princesse Fofack (3e avec 13,52). Axant ses textes sur l’identité culturelle et la dépigmentation, la leader y voit un cadre de formation : « C’est un challenge personnel. Cette initiative permet d’évaluer nos performances, de former la relève que nous sommes et de vulgariser le slam », a-t-elle indiqué.
 
Le bilinguisme national s’est affirmé avec la présence des slameurs anglophones Poet Tata du Sud Ouest (5e avec 13,29) et Ashley Dawn du Nord Ouest (6e avec 12,91). Prestant contre les violences conjugales, Ashley Dawn a souligné que : « Cette scène est une occasion de montrer nos talents et de tisser des liens entre nous malgré nos origines différentes ». 
En bas de tableau, Koeby Noah (9e avec 12,56), Chelmi le chercheur (10e avec 12,41) et Cyrius Driv (11e avec 12,39) ont également franchi le cap. Venu de Garoua pour sensibiliser aux dérives des réseaux sociaux, Cyrius Driv a conclu : « C’est un premier pas dans ma carrière et un véritable trait d’union entre les artistes du septentrion et ceux des autres régions », a-t-il martelé. Sur le plan scénique, l’émotion a submergé la salle lors de l’évocation du viol tragique de la petite Joyce Nawal. L’événement a aussi été marqué par les passages d’aînés comme Karolyn Kouakap et Sevy Djonhson. Sous la coordination nationale de Fadif Medjo, la compétition offre au vainqueur un ticket pour la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (Casp) et la World Poetry Slam Championship (Wpsc). Cap désormais sur les huitièmes de finale, prévus le 21 novembre.
 

Réactions

Afana, première au classement des seizièmes de finale.
 
 
Le thème que j’ai porté aujourd’hui est l’identité culturelle. Dans mon premier texte, « Alkebulan », je dis que nous, en tant qu’artistes, devons connaître notre histoire, car elle nous permet de mieux vivre. Dans le second texte, je sensibilise sur les dangers de la dépigmentation. Selon moi, cette compétition permet déjà de former des slameurs, car des figures de cet art, on n’en a pas beaucoup. Je pense que cette initiative contribue à évaluer nos performances, à former la relève que nous sommes et à vulgariser le slam. 


Sylvus Driv, candidat du Nord (Garoua)
 
C’était un premier pas dans ma carrière et un véritable trait d’union entre les artistes du septentrion et ceux des autres régions. Le thème que je porte est celui des dangers des réseaux sociaux. La jeunesse ne devrait pas être accro aux réseaux sociaux, car, à cause d’eux, nous laissons la vie nous échapper. Le Grand slam national nous permet de nous exporter, dans la mesure où le vainqueur est qualifié pour une compétition continentale. 

Ashley Dawn, candidate du Nord-Ouest
 
 

Je participe à cet événement pour faire connaître mon talent et côtoyer d’autres slameurs venus des autres régions, ayant d’autres cultures. Mon texte du jour portait sur la tolérance et les violences conjugales. Certains hommes frappent leurs femmes et les moins chanceuses ne s’en sortent pas vivantes. Cette scène est une occasion pour nous de montrer nos talents et de tisser des liens entre nous, malgré nos origines différentes.