Filière crevettière : Les acquis  de FISH4ACP présentés à Yaoundé 

Après près de cinq ans de mise en œuvre, ce projet a notamment permis d’améliorer la compétitivité et la qualité des produits.

Guy Martial Tchinda

Au Cameroun, la filière crevette se porte mieux qu’il y a cinq ans. Les activités mises en œuvre dans le cadre du projet FISH4ACP ont permis de renforcer la compétitivité et la durabilité de cette chaîne de valeur stratégique pour le pays. Les acquis de ce projet ont été présentés à Yaoundé le 14 octobre 2026 lors d’un atelier de capitalisation co-organisé par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).

Financé par l’Union européenne et l’Allemagne, le programme a favorisé la modernisation du Laboratoire national vétérinaire à Douala, l’adoption du Plan de gestion des pêcheries, l’application numérique SIREN pour la pêche artisanale et le processus d’indication géographique pour la crevette camerounaise, entre autres. « Aujourd’hui, nous célébrons un événement important alors que nous approchons de la conclusion de ce projet particulier où, avec le gouvernement du Cameroun, nous avons travaillé pour veiller à laisser une chaîne de valeur importante pour la pêche. Au-delà des résultats en infrastructures, nous travaillons avec le gouvernement pour veiller à ce que la gouvernance et le secteur privé garantissent que la chaîne de valeur de la crevette contribue réellement au développement », a déclaré le représentant de la Fao au Cameroun.

De même, grâce à ce projet, la qualité du produit proposé par la filière a été améliorée. « La crevette est le principal produit halieutique exporté par le Cameroun. Le projet Fish4ACP qui est mis en œuvre depuis près de 5 ans a effectivement permis de renforcer la compétitivité et la durabilité de la chaîne de valeur crevettière de manière générale. Le projet a également permis de renforcer les capacités de l’autorité compétente et des laboratoires pour permettre que ceux-ci puissent facilement montrer la bonne qualité de nos produits », a indiqué le Conseiller technique Nº1 du Minepia.

Cependant, ajoute le conseiller technique, « il y a  des défis qui sont liés au financement, parce que pour une chaîne de valeur qui est performante, il faudrait que le secteur privé puisse investir de manière à avoir des produits qui sont facilement compétitifs. Le projet accompagne également pour voir comment est-ce que ces facilitations peuvent être mises en place pour permettre aux acteurs d’accéder aux financements disponibles ».