Extrême-Nord : Rentrée scolaire sur fond d’insécurité et de choléra

Le gouverneur Midjiyawa Bakari a visité plusieurs établissements scolaires de Maroua pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée et évaluer les mesures sanitaires et sécuritaires.

Jacques Kaldaoussa

Pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée scolaire, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, a visité plusieurs établissements scolaires primaires et secondaires de Maroua. Au-delà de cette visite, le chef de l’exécutif régional entendait également évaluer les dispositifs sanitaire et sécuritaire mis en place dans le cadre de la riposte contre l’épidémie de choléra et face à la menace du groupe terroriste Boko Haram.

Le lundi 7 septembre 2026, Midjiyawa Bakari a entamé sa tournée par le collège privé catholique Jacques-de-Bernon, avant de se rendre au groupe scolaire privé bilingue Fatia, au lycée classique et moderne de Maroua, au lycée technique bilingue de Maroua, au lycée de Kakataré et au groupe scolaire primaire de Kakataré.

Sur le terrain, le gouverneur a appelé les responsables d’établissements et les élèves à maintenir la vigilance face aux risques sanitaires et sécuritaires. « Cette descente sur le terrain nous a permis de prodiguer quelques consignes et directives aux chefs d’établissement et aux élèves pour une année scolaire réussie, et surtout pour se prémunir contre la propagation du choléra. En cette période de rentrée scolaire, il y a beaucoup de déplacements de populations. Comme le choléra a été déclaré dans la région du Nord, notamment à Guider, dans le département du Mayo-Louti, il est de bon ton que nous ajustions les dispositifs de riposte contre cette maladie », a indiqué Midjiyawa Bakari.

L’autorité administrative a également demandé à ses collaborateurs des départements et arrondissements frontaliers avec le Nigeria de renforcer les mesures de sécurité, en raison de la persistance des incursions attribuées au groupe terroriste Boko Haram dans plusieurs villages situés le long de la frontière.

Au centre de transit des ex-combattants et associés de Boko Haram de Méri, dans le département du Diamaré, la rentrée scolaire fait également l’objet d’un suivi. Le chef du Centre régional de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr), Oumar Bichaïr, indique avoir intensifié la sensibilisation des anciens associés de Boko Haram afin qu’ils appellent leurs pairs encore dans le maquis à déposer les armes et à répondre à l’offre de paix de l’État camerounais.