Une table ronde réunit depuis le 17 septembre 2026 les Institutions nationales des droits de l’homme pour faciliter l’accès de chaque citoyen à un acte de naissance.
Rebara Habra

L’état civil ne se résume pas à un registre ou à un acte de naissance. Il constitue le premier maillon de l’identité juridique et conditionne l’accès à plusieurs droits fondamentaux. C’est autour de cet enjeu que se tient, les 17 et 18 septembre 2026 à Yaoundé, une table ronde consacrée à la contribution des Institutions nationales des droits de l’homme (Indh) au renforcement des systèmes d’état civil.
Organisée avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et de l’Association francophone des Commissions nationales des droits de l’homme (Afcndh), la rencontre réunit notamment les Indh du Cameroun, des Comores, du Gabon, du Togo et du Bénin. Au programme : les défis de l’état civil, le lien entre état civil et droits de l’homme, ainsi que le rôle des Indh dans l’éducation, la sensibilisation et le plaidoyer.
La Commission des droits de l’homme du Cameroun (Cdhc) entend mettre l’accent sur un point : le suivi des recommandations. « Je ne saurais m’empêcher de saluer les actions fortes qui ont été conduites. Elles ont permis de faire passer, en l’espace de six ans, le taux d’enregistrement des faits d’état civil de 61 % à 75 %. Mais nous pensons qu’il y a encore fort à faire avant l’échéance de 2030, où tous les êtres humains doivent disposer d’actes d’état civil », a déclaré James Mouangue Kobila, président de la Cdhc.
Le bilan 2025 du Bureau national de l’état civil ( Bunec), adopté par son conseil d’administration en juin 2026, fait notamment état de l’informatisation de 64 centres principaux d’état civil. Les comptes de l’exercice 2025 ont également été arrêtés avec 4,375 milliards Fcfa de recettes encaissées et 4,357 milliards Fcfa de dépenses ordonnancées et prises en charge.



