Etablissements privés laïcs : Rentrée de classe pour les promoteurs

Réunis en assemblée générale le 30 septembre 2026 à Yaoundé, ils ont dressé le bilan de l’année écoulée et ont établi des projections pour l’année scolaire 2026-2027.

Michel Enony

 Des défis à relever.

C’est une rentrée scolaire pas comme les autres. Ce 30 septembre 2026, les promoteurs des établissements scolaires privés laïcs réunis au sein du Secrétariat à l’éducation (Seduc) laïc de la région du Centre, ont fait leur bilan de l’année précédente, non sans établir les prévisions pour l’année en cours. Mais les urgences sont ailleurs. Face aux drames dans les établissements scolaires, plusieurs réformes sont envisagées pour la sécurité et l’éthique afin de garantir une éducation de qualité pour les enfants.

Pour le secrétaire nation du Seduc, il faut revoir et renforcer la sécurité dans les établissements privés laïcs. La vidéosurveillance s’impose comme une priorité absolue dans les cahiers des charges des établissements. « Il faut l’école sur haute surveillance, installer les caméras de surveillance afin de protéger nos enfant. Il leur faut un environnement sain et protecteur », a exhorté Barthélémy Bassong. Un cri d’alarme face aux incidents survenus dans les cours de récréation.

Autre préoccupation, évoquée lors de cette rencontre, le phénomène de l’école-business. Il a interpellé les promoteurs sur le coût des frais scolaires dans les établissements. Les fondateurs sont appelés à revoir leur modèle économiques pour privilégier la qualité de l’éducation que le profit à tout prix. Ceci, afin de ne pas transformer l’école en machine en cash. « Il faut mettre fin à ce phénomène », a-t-il insisté.

Cette année au Seduc, la rentrée scolaire est placée sous les thèmes « Lire, écrire, calculer : un engagement collectif, une promesse de pour chaque élève » pour l’éducation de base et « Transformation numérique et intelligence artificielle pour une gouvernance inclusive des enseignements/apprentissages de qualité dans un environnement sain et protecteur ». par ces thèmes, a laissé entendre Martha pufong, secrétaire adjointe du Seduc Centre, chargée de formation et de la pédagogie, « nous mettons l’accent sur l’anticipation. Aujourd’hui, on parle d’intelligence artificielle, c’est l’innovation. Nous travaillons chaque jour pour innover et offrir une éducation à la hauteur des enjeux de notre temps. »

Le Seduc Centre, en termes de chiffres, c’est près de 424 élèves au primaire, près de 163 000 au secondaire, 561 collèges et 1493 écoles maternelles et primaires.