La campagne « Back to School » 2026-2027 du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) vise à favoriser l’accès et le maintien à l’école de tous les enfants.
Sébastian Chi Elvido
Dans les localités qui accueillent des réfugiés centrafricains dans la région de l’Est, plusieurs facteurs continuent de fragiliser la scolarité des enfants. « Le village fait actuellement face à la famine. Les réfugiés n’ont plus la ration alimentaire comme ils l’avaient à leur arrivée. Il y a aussi eu une baisse de la production agricole à cause des changements climatiques et de la destruction des champs par les bœufs », relève David Phansa, adjoint au chef du village de Gado-Badzéré, lors de la campagne « Back to School » organisée par le Hcr 1er septembre 2026.
À Garga Sarali, dans l’arrondissement de Ngoura, la précarité des ménages, les difficultés d’accès aux ressources essentielles et les problèmes d’alimentation ont également été relevés comme des facteurs susceptibles d’éloigner les enfants des salles de classe. Au-delà des difficultés matérielles, la protection de l’enfant a occupé une place centrale dans cette campagne. Dans les différentes localités visitées, l’absence d’acte de naissance demeure un obstacle administratif et juridique qui fragilise la scolarisation de nombreux enfants nés au Cameroun.
La campagne « Back to School » 2026-2027 du Hcr, déployée du 31 août au 2 septembre 2026 dans la région de l’Est, avait pour objectif de renforcer l’accès, le maintien et la réussite scolaire des enfants réfugiés. L’initiative, fondée sur une approche communautaire et participative, a réuni parents, enseignants, autorités administratives et éducatives, leaders communautaires, religieux et traditionnels autour d’un même objectif : « faire du droit à l’éducation une réalité pour tous les enfants, sans distinction de statut, de sexe ou de condition ».
Selon les données du Hcr, l’accès à l’éducation des enfants réfugiés demeure un défi. Les statistiques scolaires de 2024-2025 font état d’une demande potentielle de 17 926 enfants réfugiés en âge préscolaire, 53 088 en âge primaire et 51 737 adolescents en âge secondaire dans la façade Est. Toutefois, note le Hcr, « les niveaux de scolarisation restent faibles, notamment au préscolaire et au secondaire ».



