Le Guichet unique annonce l’intensification de la collecte des données et la préparation des échanges avec les autres acteurs du secteur.
Jean De Dieu Bidias

Le Programme « e-Guce 3G » que met en œuvre le Guichet unique des opérations du commerce extérieur (Guce) poursuit sa progression avec le l’accélération de la phase de collecte et d’analyse des données auprès des administrations, institutions et partenaires qui interviennent dans la chaîne du commerce extérieur. Ces dernières semaines, les équipes du Guce ont intensifié les séances de travail sur le terrain afin de documenter les réalités métiers, préciser les besoins et préparer les prochaines évolutions de la plateforme. Les descentes effectuées au ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, au ministère de l’Agriculture et du développement rural, au ministère du Commerce (Mincommerce), etc., traduisent cette volonté de construire la prochaine génération du Guce à partir des processus réellement utilisés par les administrations. Il s’agit de recenser les informations disponibles, d’identifier les données complémentaires nécessaires et de mieux prendre en compte les spécificités de chaque acteur. Deux chantiers structurants concentrent particulièrement ces travaux : la nouvelle plateforme digitale et le projet BI & Big Data.
Pour le premier, les équipes travaillent à l’identification des données nécessaires à la gestion des différentes formalités du commerce extérieur. Au Mincommerce, les échanges portent notamment sur les amendements du fichier des importateurs et exportateurs dans le cadre de la procédure d’importation des instruments de mesure, avec un travail spécifique autour de la catégorisation des codes SH. Le second chantier vise à transformer la donnée en véritable outil de pilotage. Les équipes recueillent les besoins en statistiques, tableaux de bord, indicateurs de performance et reporting, tout en identifiant les risques métiers susceptibles de faire l’objet d’un suivi ou d’alertes. L’objectif est de permettre, à terme, une exploitation plus fine des données issues des opérations du commerce extérieur afin de faciliter le suivi, anticiper certaines situations et appuyer la décision.
L’avancement ne se limite toutefois pas aux administrations. Les banques, le Conseil national des chargeurs du Cameroun (Cncc) et le Port autonome de Kribi (Pak) sont également associés aux travaux. Avec les établissements bancaires, les échanges concernent précisément le suivi des encaissements et des reversements des recettes collectées via la plateforme e-Guce. Au Cncc, l’accent est mis sur les données liées aux formalités d’importation, notamment celles relatives au BESC.
À Kribi, les discussions portent sur les données et les futurs échanges entre les systèmes du Pak et ceux du Guce. Collecter les données, comprendre les processus, identifier les points de vigilance et préparer l’interconnexion des systèmes constituent les fondations de la prochaine étape. Le Guce avance ainsi vers une plateforme davantage intégrée, conçue avec les acteurs du commerce extérieur et au plus près de leurs contraintes opérationnelles.



