Climat social dans les universités : Dialogue constructif entre le Synapauc et le Minesup

Les deux parties ont échangé le 23 septembre 2026 au ministère de l’Enseignement supérieur en présence des recteurs des universités de Yaoundé I et II.

Frank Epoma (Stagiaire)

Les échanges ont été qualifiés d’« exhaustifs, constructifs et apaisés ».

 

Le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, a reçu ce mercredi 23 septembre, à 16 h, les responsables du Syndicat national des personnels d’appui des universités du Cameroun (Synapauc). La rencontre s’est tenue en son cabinet, à Yaoundé, en présence d’un représentant du ministre des Finances, des recteurs des universités de Yaoundé I et II et de proches collaborateurs du ministre. Elle s’inscrit, selon le communiqué du Minesup, dans le cadre du dialogue social instruit par le chef de l’État, Paul Biya.

Les échanges, « exhaustifs, constructifs et apaisés », ont porté sur les préoccupations majeures des personnels d’appui : profil de carrière, grille salariale, rappels, avancements, assurances, fluidité salariale et promotions. Les solutions envisagées sont classées dans le temps (court et moyen termes) et selon qu’elles relèvent des universités, de la tutelle académique ou de la tutelle financière. Un chronogramme des actions a été élaboré de manière consensuelle et un comité de suivi institué. Il comprend, en plus du Synapauc, les ministères concernés et les universités.

Le syndicat a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour le décret du 19 mai 2011 portant dispositions communes applicables aux personnels d’appui, et pour la création, en 2012, de la division de la promotion du dialogue et de la solidarité universitaires au Minesup. Il a aussi remercié le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, et s’est engagé à contribuer à la sérénité du climat social.

Cette rencontre intervient alors que les universités publiques sont secouées par une crise. Depuis le 3 septembre, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) observe une grève illimitée dans toutes les universités d’État. Les revendications à l’ordre du jour à cette date étaient : une suite à la demande d’audience adressée, il y a plus d’un an, au président de la République ; le paiement intégral des sommes dues de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche, à tou(te)s les enseignant(e)s, sans exclusive ; l’apurement total de la dette académique.

Après avoir décliné la réunion du 11 septembre, le Synes a rencontré le ministre d’État le 18. Le 21 septembre, les enseignants-chercheurs bénéficiaires de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire au titre du 2e trimestre 2026, ont commencé à percevoir leurs primes (paiement par billetage). Des paiements qui se sont effectués dans un contexte de maintien du mot d’ordre de grève décidée au cours de la session extraordinaire du bureau national exécutif du Synes tenu la veille, bien que ce dernier ait pris acte des efforts du gouvernement concernant l’apurement des trimestres 4 de 2025 et 1 de 2026 de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche.