Un comité interministériel et les professionnels du secteur ont travaillé à l’enrichissement de l’avant-projet de loi les 17 et 18 août 2026 à Mbankomo.
Angela Olembe (Stagiaire)

Les parties prenantes en pleine concertation.
Le comité interministériel chargé de la révision du cadre juridique de l’activité cinématographique a achevé ses travaux le 18 août 2026 à Mbankomo. Pendant deux jours, les acteurs du secteur ont examiné l’avant-projet de loi destiné à adapter le cinéma camerounais aux mutations technologiques et économiques. L’industrie cinématographique s’engage dans une nouvelle dynamique. Réunis les 17 et 18 août à Mbankomo, dans la Mefou-et-Akono, les membres du comité interministériel et les professionnels du secteur ont réfléchi à la modernisation du cadre légal régissant le cinéma. Organisé par le ministère des Arts et de la Culture (Minac), en partenariat avec l’Unesco et avec la collaboration du ministère des Sports, du Tourisme et des Loisirs de la Corée du Sud, le séminaire part d’un constat : la législation actuelle, fondée notamment sur une loi de 1988 et des textes de 1990 et 1991, ne correspond plus aux réalités du secteur.
Numérique, streaming, intelligence artificielle, plateformes de diffusion et nouvelles formes de création imposent désormais de nouvelles règles. Pour Jean-Roland Onana, représentant de l’Unesco, l’objectif est d’élaborer un cadre capable de couvrir toute la chaîne de valeur du cinéma, notamment les droits d’auteur, le numérique et l’accompagnement des jeunes talents. Le directeur du cinéma, Donatus Fai, estime également que le texte actuel est devenu caduc. La réforme devrait permettre d’élever les normes camerounaises au niveau international, de faciliter les coproductions et de renforcer la protection juridique des producteurs, acteurs et scénaristes. Durant les deux jours, les participants ont examiné les conditions d’exercice de l’activité, mais aussi les questions liées à la promotion, au développement, au financement et aux dispositions pénales.
En clôturant les travaux, le Secrétaire général du Minac a rappelé que cette réforme dépasse la simple élaboration d’une loi. Elle vise à doter le Cameroun d’un cadre juridique adapté aux transformations du cinéma et, plus largement, des industries culturelles et créatives.



