Axe Boumnyebel-Eséka : L’urgence d’une réhabilitation

Au regard de l’état de dégradation avancée de ce tronçon long de 35,5 km, le ministre des Travaux publics a prescrit des délais de livraison courts, pour les travaux d’entretien imminents.

Lazare Kingue

Mesures rassurantes !

Long de 35,5 km, l’axe Boumnyebel-Eséka dans le département du Nyong-et-Kéllé, région du Centre, est comme à l’agonie. Le tronçon est parsemé de bourbiers et de nids-de-poule, rendant sa praticabilité totalement difficile pour les usagers. « Les véhicules s’enlisent régulièrement sur cette route. Pour rallier Boumnyebel quand on est à Eséka, les petites voitures mettent des heures, alors qu’on n’a que 30 km de route. Et quand il pleut, l’axe se coupe. Les commerçants ne passent plus. Les malades n’arrivent plus à l’hôpital », a déploré Jean Mahop, habitant d’Eséka. Ce qu’on peut considérer ici comme un calvaire pour les populations des deux contrées dure depuis des mois. La situation inquiète au plus haut niveau.

Mercredi 16 septembre 2026, le sujet était à l’ordre du jour d’une rencontre présidée par le ministre des Travaux publics (Mintp). Emmanuel Nganou Djoumessi a réuni ses collaborateurs et autres acteurs, pour faire le diagnostic de la situation et envisager des solutions. D’après le délégué départemental des Travaux publics du Nyong-et-Kéllé, sur cet itinéraire de 35,5 km, seuls 10 km cumulés tiennent encore. Le reste, soit 25,5 km, est à reprendre entièrement. L’inspection faite par cet expert a donné au Mintp de prescrire des travaux d’entretien urgents. Mais déjà, depuis la mi-août, des travaux de maintenance y sont effectués par l’entreprise CABTE Sarl mobilisée par anticipation pour boucher les points critiques, maintenir la circulation.

Cependant, la vraie bataille demeure la réhabilitation complète. Et là, Emmanuel Nganou Djoumessi a mis à contribution le laboratoire national de génie civil (Labogenie) et la division d’appui aux études techniques du ministère qu’il dirige. Au-delà du bitume, seule solution pérenne, le ministre a ordonné la mise en place du Comité des routes qui aura pour mission la veille permanente pour la préservation de la chaussée.