Antonio Querido : Il prendra en compte la restauration des paysages dégradés

Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) présente la plus-value du projet « Gestion intégrée des paysages, utilisation durable de la biodiversité et renforcement de la résilience à la sécheresse dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun » dont le document a été validé à Yaoundé.

Guy Martial Tchinda

La ville de Yaoundé a accueilli, le 29 septembre 2026 l’atelier de validation du document du projet « Gestion intégrée des paysages, utilisation durable de la biodiversité et renforcement de la résilience à la sécheresse dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun ». Dans quel contexte ce projet a-t-il été envisagé ?

L’économie du pays demeure fragile et fortement dépendante de l’agriculture de subsistance et de l’élevage, particulièrement dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Des zones qui font face à une pauvreté élevée, à l’insécurité et à une forte vulnérabilité face aux changements climatiques.  Les territoires y sont par ailleurs confrontés à une dégradation accrue des terres, une pression croissante sur les ressources naturelles, une perte de biodiversité, la récurrence des sécheresses et des inondations.  

Ces phénomènes compromettent non seulement la productivité des systèmes agricoles et pastoraux, mais également la résilience des communautés en particulier les femmes et les jeunes, ainsi que la stabilité des paysages dont dépendent leur survie et leur développement.  Pour faire face à ces défis, le gouvernement a confié à la Fao la responsabilité de développer le projet suscité. Ce projet financé par le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) dans le cadre de sa septième phase cible six communes des régions du Nord et de l’Extrême-Nord.  

Il prendra en compte les aspects liés au renforcement de la gouvernance territoriale, à la restauration des paysages dégradés, à la valorisation durable de la biodiversité (notamment les Pfnl et le bambou), à l’égalité des sexes, ainsi qu’au droit à la participation et à l’inclusion sociale des peuples autochtones, des communautés locales, des femmes et des jeunes.  

Comment en est-on parvenu au document qui est soumis à la validation ?

Après l’approbation de la note conceptuelle, le développement du projet a été lancé du 21 au 22 juillet 2026 à Yaoundé avec la participation des principales parties prenantes, permettant ainsi d’obtenir le document final à soumettre au Secrétariat du Fem.   Ce document final qui a été présenté  pour validation, a requis l’examen des propositions d’interventions en fonction des composantes, de leur cohérence globale avec les résultats escomptés, des stratégies envisagées, des bénéficiaires, ainsi que des partenaires de mise en œuvre.

Qu’est-on en droit d’attendre de cet atelier?

Cet atelier de concertation et de validation se positionne comme une étape décisive pour garantir l’appropriation sectorielle et collective du document du projet, recueillir les dernières contributions techniques et valider officiellement le document avant sa soumission. Ainsi, cet atelier avait pour objectifs de présenter la méthodologie ayant conduit l’élaboration du document du projet, d’exposer la version finale dudit document, de recueillir les observations, recommandations et contributions des parties prenantes, et enfin de valider officiellement le projet tout en consolidant l’engagement des différentes parties prenantes en vue de sa soumission au secrétariat du Fonds pour l’environnement mondial.