Allocation spéciale pour la modernisation de la recherche : On passe à la caisse au Minesup

Les paiements par billetage du deuxième trimestre 2026 ont débuté le 21 septembre dans un contexte de maintien du mot d’ordre de grève du Synes.

Arnaud Kuipo

Des espèces sonnantes et trébuchantes au Minesup.

Les enseignants-chercheurs bénéficiaires de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire (octroyée par le président de la République) passent à la caisse depuis le 21 septembre dernier. Ce paiement s’inscrit dans le cadre du deuxième trimestre 2026. C’est au ministère de l’Enseignement supérieur que s’effectue ledit paiement. « (…) je tiens à rassurer tous les collègues que (…) c’est effectif. Vous pouvez venir au 10e étage du ministère et vous recevrez bien évidemment le paiement (des primes, ndlr) du deuxième trimestre », confie une enseignante de l’Université de Douala. Elle ne s’arrête pas là. « Nous savons tous que nous traversons actuellement des moments assez difficiles (…), mais j’invite vraiment les collègues à prendre conscience, à ne pas perdurer dans cet élan de revendications excessives, mais à prendre ce que le chef de l’État a bien voulu mettre à notre disposition pour le moment et à aller encadrer nos cadets ».

Dans un communiqué du Minetat-Minesup du 21 septembre, il expliquait que c’est le 18 septembre dernier que les opérations de virement bancaire ont débuté dans les établissements bancaires de domiciliation des enseignants-chercheurs. Sur la situation de l’apurement de la dette académique, Jacques Fame Ndongo souligne que sur le montant global de 16 959 000 000 Fcfa T.T.C. (au profit de huit universités d’État créées avant le 5 janvier 2022), le ministère des Finances a déjà payé 7 294 000 000 Fcfa (depuis le 31 décembre 2025). Le reste, qui est de 9 696 000 000 Fcfa, « sera apuré progressivement en fonction des disponibilités de trésorerie de l’État. »

Par ailleurs, dans un contexte de maintien du « mot d’ordre de grève illimitée » du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), le Minetat-Minesup a déjà signé plusieurs communiqués à l’effet d’édifier l’opinion publique sur le climat qui règne dans les universités d’État. La sortie d’hier renseigne que les activités se déroulent sereinement « dans l’ensemble des institutions universitaires publiques et privées ». S’agissant des préinscriptions, « les nouveaux étudiants sont accueillis et effectuent les formalités » au sein des 11 universités publiques où la rentrée est fixée au 5 octobre prochain.

En rappel, c’est dans un communiqué du 3 septembre dernier que le Synes a appelé à « une grève illimitée, dans toutes les universités publiques ». Trois revendications étaient à l’ordre du jour : une suite à la demande d’audience adressée, il y a plus d’un an, au président de la République ; le paiement intégral des sommes dues de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche, à tou(te)s les enseignant(e)s, sans exclusive ; l’apurement total de la dette académique. La rencontre du 20 septembre de son bureau exécutif national n’a pas permis de lever le mot d’ordre de grève malgré qu’il reconnaisse « des efforts du gouvernement pour l’apurement des trimestres 4 de 2025 et 1 de 2026 de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche ».