Éducation : Le Gsb Assurance recadre les parents

Deux semaines après la rentrée, la direction du groupe scolaire bilingue tire la sonnette d’alarme sur l’implication parentale, jugée insuffisante.

Blaise Djouokep

Payer la scolarité ne suffit plus. C’est le message clair passé par le Groupe scolaire bilingue (Gsb) de l’Assurance aux parents d’élèves, réunis deux semaines après la rentrée 2026-2027. À l’initiative de sa fondatrice, Henriette Kinga Njantou, cette rencontre d’information et de sensibilisation était un véritable échange. Objectif, situer les responsabilités de chaque acteur de la chaîne éducative.

Pour la directrice, Jeannette Kemmogne, l’équation est simple. « La réussite d’un enfant repose sur trois piliers, l’enseignant, le parent et l’enfant lui-même. Or, de nombreux parents démissionnent après avoir payé les frais de scolarité », déplore-t-elle. Retards, devoirs non faits, cahiers non contrôlés… la directrice dresse un constat amer. Le suivi à domicile fait défaut. Elle invite les parents à jouer pleinement leur rôle et à maintenir un lien constant avec les enseignants en cas de difficultés.

Autre point de tension : les frais d’examen. La direction a fixé la date butoir au 6 octobre, sans possibilité de dérogation. « Le nouvel inspecteur de l’Éducation de base de Douala 3e a été clair. Les délais sont les mêmes pour tout le monde. Il n’y aura plus de liste additive », prévient Jeannette Kemmogne. De quoi mettre la pression sur les familles retardataires.

Pour Henriette Kinga Njantou, cette rencontre était nécessaire. « Il fallait renouer le contact, expliquer notre fonctionnement et faire adhérer les parents au projet pédagogique que nous avons mis sur pied pour eux et pour leurs enfants ». Un message bien reçu, assurent les parents présents.