Cocktail des mots : Lecture et slam sans modération

Une cinquantaine de jeunes ont pris part à cet événement, organisé par Elsymphonie, le 26 septembre 2026 à Yaoundé.

Franck Epoma (Stagiaire)

Elsymphonie et ses invités.
L’Espace culturel Yara, à Bastos a abrité la première édition du Cocktail des Mots le 26 septembre 2026. L’initiative, portée par Elsymphonie, a pour ambition de créer un espace de rencontre et d’expression autour des mots. Plus de 50 jeunes ont pris part à ce banquet littéraire. La rencontre commence par un exercice de présentation. Une manière pour les participants de faire connaissance et de briser rapidement la glace. Les activités s’enchaînent ensuite. Exercices de prise de parole, jeux et défis invitent chacun à sortir de sa zone de confort et à interagir avec les autres. Calixte, participante a pu profiter de chaque instant. Passionnée d’art oratoire mais novice en slam, elle découvre progressivement l’univers de cet art. Après les activités participatives, place au spectacle. Le slam et la musique prennent le relais. Sévi Johnson, Chelmy Le Chercheur, Afana’a Le Griot, Slamure, Patrey et Elsymphonie se succèdent sur scène. Des prestations qui retiennent l’attention d’Aurore. « Chaque artiste avait son style », relève-t-elle, admirative de « ces jeunes bourrés de talent qui savent manier leurs mots avec classe et élégance ».

Pour Elsymphonie, promotrice du Cocktail des mots, cette première édition constitue une étape importante. « Nous avions pour objectif de réunir une trentaine de jeunes et nous avons finalement dépassé les 50 », se réjouit-elle. Plus que le nombre, elle retient l’implication des participants : « Ils ne sont pas simplement venus assister à une activité : ils l’ont vécue. »

La mise en œuvre n’a toutefois pas été sans difficultés. Sans sponsor, l’événement a été financé sur fonds propres. L’arrivée tardive de certains participants a également contraint les organisateurs à revoir le déroulement de quelques activités. Pour les prochaines éditions, Elsymphonie prévoit anticiper la recherche de partenaires et renforcer la communication en amont. Aux côtés de la promotrice, Rachel Ndjock Malongo, marraine de la rencontre, qui accompagne cette première édition Après cinq heures d’activités, la journée s’achève à 19 heures par la présentation d’une toile de l’artiste Pharel. Signée par l’ensemble des participants, l’œuvre devient le symbole de cette première rencontre. Une manière de laisser une empreinte collective de ce banquet consacré aux mots. D’autres participants ont également reçu de nombreux prix.