Écrans Noirs 2026 : Cinq films camerounais retenus

C’est l’une des annonces faites le 29 septembre 2026 au cours de la cérémonie de dévoilement de la sélection officielle.

Marielle Ongono

Rendez-vous du 21 au 28 novembre à Yaoundé.
Le festival Écrans Noirs poursuit son chemin. Le 29 septembre 2026, la sélection officielle des films et séries a été dévoilée au Goethe-Institut de Yaoundé. Pour cette édition, 423 films provenant de 18 pays ont été soumis. Au terme d’une sélection guidée par plusieurs critères, 38 films et séries ont retenu l’attention du comité de sélection. Il s’agit de 16 longs métrages, sept courts métrages, cinq documentaires et cinq séries, auxquels s’ajoutent cinq films camerounais répartis dans trois catégories : longs métrages, courts métrages et documentaire. Cette édition hommage est placée sous le thème : « Écrans Noirs, 40 ans : le cinéma, notre arme de paix ». Les activités se tiendront sur quatre sites : le palais des Congrès de Yaoundé, l’Institut français de Yaoundé, la salle de la Cnps et le Goethe-Institut. D’après Patricia Mouné, coordinatrice de la 30e édition, « la sélection, pour le choix des films, a été faite par un comité de sélection. Le premier critère était la qualité des films, mais aussi leur capacité à mobiliser le maximum de public, parce qu’Écrans Noirs a besoin de public », a-t-elle indiqué. S’agissant de la sélection camerounaise, le nombre de films retenus ne devrait pas inquiéter. Il s’inscrit dans une politique internationale du festival. « Depuis 2013, nous avons décidé de réduire considérablement le nombre de films. Il faut avoir à la fois une maîtrise sur notre public et, progressivement, grandir avec lui », a souligné Narcisse Wandji, directeur artistique du festival.

Le tableau de la sélection est aussi large que varié. La catégorie des longs métrages internationaux comprend « Lady », « Angèle », « Calle Málaga », « Afrotopia », « Mon ami » et « Lights Out ». La catégorie des longs métrages camerounais est, quant à elle, constituée de « Le Prix du pouvoir », d’Ebenezer Kepombia, « Mabanda », de Kang Kintus, « Karen », de Gaby Ruben Ngoumou, « Maman », de Christa Eka, et « Lights Out », d’Enah John Scott. La catégorie des longs métrages documentaires comprend « Trop, c’est trop », « The Other… Raeburn », « Calle Málaga », « La Chaussure du drépano » et « Atcha Atcha ». Pour les courts métrages, sont retenus « Zone grise », « L’Offrande », « Les Larmes de l’absence », « Le Fils de l’homme », « Bord à bord », « Forte » et « Celui qui pleure ». Du côté des séries, la sélection est composée de « Marie et Seul », « L’Univers de Moyi », « Castes », « Les Amours interdits » et « Pouvoir et loi ».

Du 21 au 28 novembre, les cinéphiles auront droit à une rétrospective de quelques films ayant marqué le festival, à des colloques, à une journée hommage à Bassek Ba Kobhio, à des projections jeunesse, aux assises de la production, au concours du scénario, ainsi qu’à des formations et diverses animations au village du festival.