Michel Enony

Face à la crise du gaz domestique et du pétrole lampant, le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba, a quitté son bureau. Hier, il a effectué une descente dans quelques quartiers de Yaoundé. Il a sillonné 18 stations-service et centres d’enfûtage. Cette descente dite « inopinée » dans certains quartiers de la capitale lui a permis de vérifier la disponibilité du gaz domestique et du pétrole lampant, après la lettre circulaire du 23 septembre dernier, et tenter de calmer une situation marquée par des ruptures récurrentes.
Les constats sont contrastés. Plusieurs stations ont du gaz, mais le pétrole lampant manque souvent. À Tradex Messamendongo, il y trouve un stock de gaz au niveau de sécurité, mais le pétrole reste absent depuis le 24 septembre, lui a-t-on signalé. Pourtant, dans le quartier, certains habitants étaient toujours à la recherche du « précieux liquide », ainsi que du gaz domestique. À TotalEnergies Magzi, 1 105 litres de pétrole lampant sont signalés après un mois de rupture. Chez Ola Energy, le gaz manque depuis trois semaines.
Dans les centres d’enfûtage, le ministre contrôle la sécurité : surpresseur, défense incendie, eau. Il appelle les gérants, exige des livraisons samedi et dimanche et martèle : « Mettez du gaz dans tous les points de vente ». « Il ne faut plus d’interruption. » Mais l’image qui ressort reste celle d’un pompier sans eau. L’administration contrôle sans toujours avoir les volumes nécessaires pour éteindre la pénurie. Les opérateurs promettent d’intensifier les approvisionnements. Reste à savoir si la saturation du réseau suivra.



