Armée camerounaise : Des nouveaux officiers généraux officiellement installés

Ils ont reçu leurs attributs au cours d’une cérémonie présidée, vendredi 25 septembre 2026 à Yaoundé, par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.

Rebara   Habra

Pour la sécurité et l’intégrité nationale

La pluie est tombée presque sans répit sur Yaoundé, vendredi 25 septembre 2026. À la Brigade du Quartier général, elle a accompagné les préparatifs de la cérémonie et enveloppé la cour d’honneur d’une atmosphère particulière. Sous les parapluies, militaires et invités tentent de se protéger des averses. Les uniformes, eux, restent impeccables.

À l’heure prévue, le dispositif est en place. Les rangées de militaires attendent. Dans la cour, les cinq officiers qui viennent d’être élevés au grade de Général de brigade prennent place. La pluie continue de tomber. Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, préside la cérémonie de remise des attributs aux officiers généraux nouvellement promus, à la cour d’honneur de la brigade du quartier général à Yaoundé. Les mouvements sont précis. Un à un, les nouveaux généraux s’avancent pour recevoir leurs attributs. 

Commandement 

Le premier est le général de brigade Eloundou E. Mesmin Magloire Aristide. Il dirige depuis août 2026, la direction centrale de l’administration et de la logistique de la Gendarmerie nationale. Né à Yaoundé le 26 novembre 1967, il est issu de l’École militaire interarmées ( Emia), promotion « Intégrité territoriale » 1993-1995. Sa formation militaire s’est poursuivie en France et au Maroc. Il est aussi passé par  l’École des officiers de la gendarmerie de Melun ( en France ), l’École d’application de la gendarmerie de Maisons-Alfort ( en France )et le Centre royal d’études militaires supérieures de Kénitra au Maroc. Chef du service de renseignement de la Gendarmerie nationale, chef de la Division de la coopération militaire au ministère de la Défense, directeur de l’emploi et des structures de la Gendarmerie nationale, puis directeur général adjoint de la Direction générale de recherche extérieure ( Dgre). 

Le Général de brigade Beko’o Abondo Raymond Jean Charles reçoit ensuite ses attributs. Formé à l’Académie militaire d’Evelpidon, en Grèce, sa carrière s’est essentiellement déroulée au sein de la Garde présidentielle. Commandement de compagnie, direction de bureau, direction du centre d’instruction : il y a occupé plusieurs fonctions avant d’en prendre la tête. Il a également participé à la supervision de la sécurité lors de plusieurs grands rendez-vous internationaux et visites officielles, dont celle du pape Léon XIV au Cameroun.

Honneur et fidélité 

Troisième, le général de brigade Nchankou Mbouomboud Njindam Oumar. Diplômé de Saint-Cyr en France et de l’École supérieure internationale de guerre de Yaoundé, il a suivi plusieurs formations spécialisées, du combat en montagne à l’aguerrissement en forêt équatoriale. Son parcours l’a conduit à la Garde présidentielle, au Centre d’instruction des forces armées nationales ( Cifan ) de Ngaoundéré et au Bataillon d’intervention rapide. Bakassi, Boko Haram, prises d’otages, Nord-Ouest, Sud-Ouest et piraterie maritime figurent parmi les théâtres sur lesquels il a servi. Blessé au feu en 2016 dans la lutte contre Boko Haram, il commande aujourd’hui la 11e Brigade d’infanterie motorisée. 

Le gènéral de brigade Epie Ngome Wilson est lui aussi issu de l’Emia. Sa formation l’a conduit jusqu’aux États-Unis, où il a obtenu un Master of Strategic Studies et un diplôme de l’École de guerre de l’US Army War College. Chef de section, commandant de batterie, chef d’état-major du Régiment d’artillerie sol-air, commandant du 31e Bataillon d’appui à Ngaoundéré ou encore commandant en second du Centre de renseignement militaire, il a occupé plusieurs postes de responsabilité. Il est désormais Inspecteur des forces à l’État-major des Armées.

Le général de brigade Mezui Zo’o Elie Romance est né à Ambam le 13 août 1968. Recruté comme diplômé de l’enseignement supérieur, il a intégré l’Emia dans la promotion « Intégrité territoriale ». Son parcours est marqué par les troupes aéroportées. À Koutaba, au sein du Bataillon des troupes aéroportées, il a été commandant d’unité, chef de bureau puis commandant de corps. Depuis mars 2020, il commande la Brigade d’intervention rapide.