Face à la recrudescence des violences faites aux femmes, la Winesse a organisé une conférence-débat à Yaoundé pour sensibiliser et mobiliser autour de la prévention des féminicides.
Marielle Ongono

« À la première gifle, partez » ! C’est le conseil de Christelle Akamba aux femmes victimes de violences conjugales. Au cours de sa participation à la conférence débat organisée par le Réseau national des veuves engagées pour l’économie sociale et solidaire (Winesse). Face à la recrudescence des violences signalées ces derniers mois, l’association a organisé une rencontre de sensibilisation sur le thème « Les féminicides et autres formes de violences sur la femme et les jeunes ». Une initiative qui a mobilisé les jeunes, les femmes et même les hommes le 17 septembre 2026 à Yaoundé. La rencontre a permis aux participants de réfléchir aux causes des violences faites aux femmes et aux solutions envisageables pour y mettre un terme. Les échanges s’articulent autour de trois axes : les féminicides et les violences basées sur le genre, les violences physiques, psychologiques, sexuelles et économiques, ainsi que la sensibilisation de l’opinion publique nationale et internationale.
Parmi les priorités évoquées figurent l’amélioration des mécanismes d’alerte, de signalement et de protection des personnes menacées, ainsi que le suivi sanitaire, psychologique et judiciaire des victimes et des survivantes. Le personnel judiciaire est également interpellé sur la nécessité de prendre des mesures dissuasives et de garantir des procédures judiciaires rapides et effectives. « Alerter, prévenir, protéger, agir. Voilà le message que nous souhaitons laisser aujourd’hui », c’est le message porté par Sophie Estelle Gouleu, présidente de la Winesse.
Lorsqu’une femme exprime sa peur ou témoigne de violences, sa parole doit être prise au sérieux. Les signes de danger, quant à eux, ne doivent pas être minimisés. Les organisateurs encouragent la constitution de réseaux d’accompagnement capables d’orienter les femmes en situation de danger vers les services appropriés, avec l’accompagnement institutionnel du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff).



