La 11e édition de la Journée d’excellence scolaire et académique dans le département de la Mifi, organisée le 19 septembre 2026, a permis de célébrer les plus brillants.
Michel Ferdinand

En guise d’évaluation, le bilan à mi-parcours de la Journée d’excellence scolaire et académique dans le département de la Mifi (Jesam) parle de lui-même, comme l’a souligné son coordonnateur général et ministre secrétaire général adjoint des services du Premier ministre (Sga/Pm), Pascal Nguihé Kanté, le 19 septembre 2026 à Bafoussam, à l’occasion de la 11e édition d’un événement devenu une tradition. Une édition qui « est celle de la maturité et de la démonstration par la preuve. Les données officielles de l’Office du baccalauréat du Cameroun et du GCE Board attestent d’une évolution qualitative majeure ».
Parlant du département de la Mifi, poursuit-il, « la performance ne se mesure plus seulement au taux de réussite, mais à la qualité de la réussite. Nous enregistrons un recul significatif de la mention passable au profit d’une progression remarquable des mentions Assez-bien, Bien et Très bien. De même, au GCE Advanced Level, les Grades A et B, autrefois marginaux, s’imposent désormais comme une référence dans nos établissements scolaires ». Ainsi, « pour cette année précisément, le département de la Mifi a été classé 1er département de la région de l’Ouest, au regard des performances des élèves dudit département aux examens officiels ». On peut donc se féliciter de « cette performance », « fruit d’une émulation vertueuse que la Jesam a su créer et entretenir ».
Les nombreux lauréats de cette année, plus de 400, sont fixés sur les enjeux d’une récompense du mérite scolaire et académique. Ils sont issus aussi du primaire, du secondaire que de l’enseignement supérieur. Chaque bénéficiaire repart, selon sa catégorie, avec un kit scolaire, un ordinateur portable, une tablette ou un appui financier, entre 30 000 et 100 000 Fcfa.
Déterminisme
Une figure juvénile sort du lot, celle de Shirley Dove Djuidje Tameu du collège bilingue Maak Paulo, avec une moyenne de 16,93/20 au baccalauréat C. Elle s’en tire avec une tablette, une lampe solaire et un diplôme. Elle est accompagnée de deux autres lauréates distinguées dans le sous-système anglophone et l’enseignement technique. On accorde une place de choix à la jeune fille cette année. « Nous avons décidé de mettre fin à un déterminisme social qui orientait insidieusement nos filles loin des filières scientifiques et technologiques. Pour la première fois avec une telle solennité institutionnelle, la Mifi prime ses meilleures filles scientifiques et technologiques des séries C, D, E, TI et GCE Sciences. Ce n’est pas un acte de charité. C’est un acte de haute portée stratégique. Aucune nation ne peut prétendre à l’émergence en se privant de la moitié de son intelligence », explique Pascal Nguihé Kanté. Il ajoute : « Cet acte est en parfaite cohérence avec la très haute vision du président de la République, qui a fait de la promotion de la femme camerounaise un pilier de son projet de société et qui a placé le présent septennat sous le signe de la jeunesse et de la femme ».
La cérémonie est marquée par la présence des têtes couronnées, administratives, traditionnelles et religieuses. Il y a également deux figures inspirantes : André Siaka, ancien directeur général de la Sabc, et Victor Mbarika, fondateur et président du conseil d’administration de ICT University. « Vous avez réalisé depuis plus de dix ans de nombreuses œuvres sociales hautement appréciées par les populations de notre département. Ces populations ont déjà intégré vos différentes œuvres sociales et votre élan de solidarité dans leur mode de vie et dans leurs agendas », adresse Jean Paul Negou, 1er adjoint du maire de la ville de Bafoussam, à l’endroit du promoteur de la Jesam. L’édition 2026 de la Jesam est couplée à l’acte 5 du concours Semences génies sciences et technologies, qui récompense les meilleurs élèves du primaire qui émergent dans les filières scientifiques (informatique, mathématiques, physique, physique-chimie-technologie, sciences et technologies). « Dans un monde dominé par la connaissance et l’innovation, cette compétition est une pépinière stratégique. Elle permet de montrer au grand jour les talents scientifiques indispensables à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (Snd30) et du succès de notre politique d’import-substitution », apprécie le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine.
Les primes s’étendent aux cas spéciaux (lauréats déficients et déplacés au Bepc et baccalauréat), aux deux meilleurs étudiants de chacun des huit établissements de l’Université de Dschang, aux lauréats des sept autres départements de la région de l’Ouest.
Réactions
Awa Fonka Augustine, Gouverneur de la région de l’Ouest : La Jesam suscite l’engouement pour la science et la technologie

Cette édition de la Jesam a été spéciale. Bien sûr, il y a eu des meilleurs élèves et étudiants de la région de l’Ouest qui ont été primés, mais spécifiquement nous avons vu des jeunes filles qui ont été primées à travers le concours miss mathématiques. Donc, à travers cette excellence scolaire, on a suscité un engouement pour la science et la technologie pour les enfants de la Mifi. C’est formidable. Je crois que les lauréats vont en profiter pour être les meilleurs demain au niveau national et au-delà. On attend d’eux le retour de cette semence pour pouvoir participer au développement de notre pays.
Poba Badjoun Princesse Michel, Lauréate : La récompense vient après l’effort

Je suis lauréate au baccalauréat D 2026 avec la mention Bien et ancienne élève du Lycée bilingue de Bafoussam. Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’être parmi les candidats qui ont reçu les prix remis par le Pr Pascal Nguihé Kanté, ministre et coordonnateur général de la Jesam. Les prix que j’ai reçus, fruit de sa générosité, me permettront de mieux préparer ma rentrée académique et de continuer à donner le meilleur de moi-même pour toujours compter parmi les meilleurs. Le message que j’ai pour les jeunes qui n’ont pas encore bravé certains examens comme le Bepc, le baccalauréat, le GCE O/L ou A/L, c’est de travailler ardemment, parce que, au bout de tout effort il y a une récompense.
Pascal Nguihé Kanté, Coordonnateur général de la Jesam : Le travail et l’effort, seules voies légitimes d’ascension sociale

La Jesam n’est pas une fête. C’est une politique publique. Elle affirme que dans la République, la seule noblesse qui vaille est celle de l’excellence et du mérite. Que le travail et l’effort sont les seules voies légitimes d’ascension sociale. Que l’excellence tout particulièrement, par nature apolitique, est au cœur du projet politique du Renouveau national qu’incarne avec grand bonheur le président Paul Biya, Lui qui a toujours considéré la jeunesse comme étant « le fer de lance de la nation ».



