En prélude à l’élection du Pca de la Scdv, prévu le 15 octobre 2026, l’équipe de campagne Claude Edgard Akono a tenu une conférence de presse.
Michel Enony

Précampagne présidentielle ! Non pas celle de la République, mais du conseil d’administration (Pca) à la Société camerounaise des droits voisins (Scdv). Ce mardi 22 septembre 2026, le Centre culturel camerounais (Ccc) sert de théâtre à une drôle de pièce. Sur le panel, un homme pose. Chapeau de paille vissé sur le crâne, chemise et pantalon blancs immaculés et regard déterminé. Lui, c’est Claude Edgard Akono. Candidat au poste de Pca de la Scdv. Sa mission, s’il est élu « prendre les rênes de la Scdv. Rien que ça », lance -t-il.
En conférence de presse, il nuance : «Nous ne sommes pas encore en campagne. Nous sommes en précampagne. Je ne suis pas venu présenter mon projet aujourd’hui.» pourtant, sur les réseaux sociaux, deux visuels, deux ambiances. La première affiche, bardée de vert, rouge et jaune, annonce la couleur : « Scdv New Look ». La seconde, plus sobre sur fond bleu, joue la carte institutionnelle. Mais partout, le même slogan : « Ensemble pour une Scdv plus forte ! ». Derrière la formule, un vrai enjeu de pouvoir et d’argent. Car les droits voisins, ce sont ces royalties que touchent les artistes-interprètes, les musiciens, les producteurs. Bref, tous ceux qui font vibrer le Cameroun mais qui, souvent, attendent désespérément leur dû. Le candidat veut incarner le renouveau :« Il faut mettre en place des mécanismes de collecte et de redistribution des droits voisins afin que chaque acteur jouisse de ses œuvres. »
Claude Edgard Akono : Il faut des répartitions équitables
Le candidat au poste de président du conseil d’administration de la Scdv a présente les axes de sa gouvernance s’il est élu.
Michel Enony

Il y a un pilier qui tourne autour de la justice et de la dignité. Il faut des répartitions équitables. Mais avant des répartitions, il faut prendre l’argent quelque part, les usagers, les utilisateurs des œuvres de l’esprit, pour ne pas dire qu’il faut que le portefeuille ou alors les portefeuilles de la Scdv lui soient retournés, cédés. Parce qu’en fait, nous sommes une société civile camerounaise de droits voisins qui n’a pas de portefeuille. Le premier des combats, c’est d’aller le chercher. Donc, c’est un combat de titan dans la réforme même du système de répartition. Tant que nous n’avons pas d’argent, il faut pouvoir mettre en avant des mécanismes objectifs, les clés, les barèmes de répartition, et que sais-je encore, et naturellement numériser tout ce processus.
Il faut moderniser et, dans la société, penser aussi à la gestion, à la protection et même à la sécurité sociale. Vous savez qu’on a signé des contrats avec la Cnps (Caisse nationale de prévoyance sociale, Ndlr). Il faut véritablement que chaque niveau de responsabilité, tant du côté de la Cnps que du côté de la Scdv, soit remis au goût du jour. Parce que c’est très important. Donc les artistes doivent eux-mêmes, pourquoi pas, entrer dans la philosophie de la mutualisation. Les mutuelles peuvent être créées. Et il faut encourager les uns et les autres à aller de ce côté-là. Et sans oublier les sociétaires honoraires. On a des devanciers. Alors il faut les aider. À un moment donné, dès lors que l’âge a raison de vous, il y a des choses qui ne sont plus disponibles.



