Oignon : Bulbe de luxe

À Yaoundé, la nouvelle flambée des prix de ce condiment a une incidence sur le panier de la ménagère.

Hermine Mekou

Mauvaise saison ?

L’oignon brille sur les étals ce lundi 14 septembre 2026 au marché Ekounou. Mais son prix pique plus dans les yeux que ses effluves. Il y a deux mois, la petite cuvette se négociait à 1500 Fcfa. Aujourd’hui, il faut débourser entre 2 500 et 3 000 Fcfa pour la même quantité. Au détail, deux petits oignons valent 200 Fcfa. Le sac de 25 kg, lui, a franchi la barre des 38 000 Fcfa  au marché Carrière à Nkolafamba.

Pour les ménages, le coup est rude. Gisèle M., ménagère rencontrée àu marché Ekounou  n’en revient Presque pas. « Vraiment, on souffre. L’oignon est devenu  cher. Avant je faisais ma sauce avec trois bulbes d’oignon. Maintenant, je mets un seul petit. Même pour faire le riz sauté des enfants, je suis obligée d’économiser. Le marché est devenu dur partout », regrette-t-elle.

Les mêmes plaintes sont formulées par Christelle, vendeuse de beignet-haricot. « Mon bénéfice part dans l’oignon. Je suis obligée d’augmenter le prix de la cuillère de haricot pour avoir mon petit bénéfice ». Les petits restaurants, les vendeuses du poisson à la braise et de viande, réduisent les quantités. Certains consommateurs se rabattent sur le poireau.

Selon des grossistes rencontrés au marché Mvog-Ada, la saison des pluies, couplée au mauvais état des routes rendent difficile l’acheminement de ce produit de l’Extrême-Nord vers Yaoundé. Ce qui renchérit les coûts.  « Nous importons encore une grande partie d’oignon du Niger. Avec la saison pluvieuse et les routes endommagée, il est difficile de transporter la marchandise  jusqu’à Yaoundé. Voilà les raisons de l’augmentation du prix de l’oignon », explique Louis Nkousse, grossiste.  En attendant le rétablissement de la situation, les ménages paient le prix.