Après plus de cinq décennies de coopération, le Cameroun et la banque islamique de développement veulent donner un nouvel élan à leur partenariat.
Marielle Ongono
Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a présidé, le 14 septembre 2026 à Yaoundé, la cérémonie d’ouverture de la Journée du groupe de la Banque islamique de développement (Bid) au Cameroun, couplée au lancement du processus de préparation du cadre de coopération pays pour la période 2027-2029 au palais des Congrès.
Pour le gouverneur de la Bid, Alamine Ousmane Mey, « il est question de réfléchir sur l’avenir de notre partenariat ». Le Cameroun entretient avec la Banque islamique de développement une relation particulière depuis plus de 50 ans. Le pays a eu « l’insigne honneur et le privilège » de figurer parmi les tout premiers bénéficiaires de la banque, avec l’octroi, dès son opérationnalisation, d’un financement de 3,5 milliards Fcfa destiné à la construction du barrage hydroélectrique de Song-Loulou, comme l’a souligné le Premier ministre. Aujourd’hui, le portefeuille global des interventions de la Banque islamique de développement en faveur du Cameroun s’élève à près de 2 000 milliards Fcfa. Ces financements ont bénéficié à des secteurs essentiels au développement économique et social du pays, notamment l’agriculture, l’énergie et les infrastructures de transport, ainsi que l’éducation et la santé, qui occupent une place importante.
L’accompagnement du groupe de la Banque islamique de développement ne se limite pas au secteur public. Il s’étend également au financement du secteur privé à travers les différentes fenêtres du groupe, ainsi qu’à l’assistance technique et aux interventions d’urgence. Les interventions de la banque ont contribué à améliorer les conditions de vie des populations, à soutenir la croissance, à développer les infrastructures et à renforcer les capacités productives de l’économie camerounaise. Un vidéogramme présentant les apports de l’institution a d’ailleurs été projeté. Pour Rami Ahmad, vice-président de la Bid, « nous continuons d’identifier des projets durables. Nous voulons permettre au Cameroun, dont une grande partie de la population est jeune, de renforcer ses capacités. Nous sommes contents de voir ce qui a été fait jusqu’ici. Donner des moyens aux jeunes sera encore bénéfique », a-t-il indiqué.
Quatre conventions de partenariat ont par ailleurs été signées dans le cadre du Projet d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (Padi-Dja). Ces accords ont été conclus entre quatre banques et l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), une institution membre du groupe de la Bid.



