Les membres du comité de pilotage du Programme spécial de reconstruction et de développement de cette région ont évalué les réalisations de 2025 et examiné les perspectives pour 2026.
Flavie Abé Djama (Stagiaire)

La deuxième session du comité de pilotage du Programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’Extrême-Nord (Psrdren) s’est tenue le 31 août 2026 à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Présidée par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, la rencontre a réuni des membres du gouvernement, dont le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze. Les coordonnateurs du programme, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les autres parties prenantes ont répondu à l’appel.
À l’entame des travaux, le coordonnateur du Psrdren a présenté les principales avancées enregistrées en 2025. Les interventions ont notamment porté sur la réhabilitation et la construction d’infrastructures routières, scolaires, sanitaires et hydrauliques dans différentes localités. La région compte désormais 20 écoles, 30 points d’eau et 12 centres de santé. Parmi les projets évoqués, figurent également les interventions sur le corridor Mora-Dabanga-Kousséri et plusieurs axes routiers à l’intérieur de la région. Le programme a aussi contribué à la distribution d’intrants et de matériels agricoles au profit des agriculteurs. L’objectif est d’accroître la production locale. Le bilan global fait ressortir au total un taux d’exécution budgétaire de 59 %, pour un taux d’exécution physique de 68 %.
Le deuxième temps fort de la rencontre a été la présentation du programme et du budget pour l’exercice 2026. Les ressources prévues s’élèvent à 37,3 milliards Fcfa, contre 11,3 milliards Fcfa en 2025. Cette hausse s’explique notamment par l’intégration de nouveaux financements de la Banque africaine de développement (Bad). Les priorités de cette année portent sur la poursuite des projets en cours dans les différents secteurs, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, le développement des activités agricoles, ainsi que le renforcement de l’employabilité des jeunes et des femmes.
Au chapitre des difficultés dans la réalisation de toutes ces activités, l’Extrême-Nord fait face aux contraintes sécuritaires et aux effets des changements climatiques. En 2026, le comité de pilotage du Psrdren entend passer d’une phase de consolidation à une phase d’accélération afin de traduire les ressources mobilisées en réalisations concrètes et durables au profit des populations de la région.



