Téléphones non-dédouanés : Le blocage débute le 1er septembre

Par un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, acte la fin du sursis.

Ulrich Enyegue

Le Minfi : Tolérance zéro !

À partir de mardi 1er septembre 2026, plusieurs téléphones perdront subitement leur réseau. Pas de panne de la fibre optique, ni de bug chez les opérateurs. Juste la rigueur de la loi de finances 2023, qui s’applique enfin dans toute sa sévérité. Le gouvernement, las de voir les messages d’avertissement ignorés par les propriétaires de téléphones de contrebande, a décidé de confisquer le réseau.

Dans son communiqué daté du 20 août 2026, le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, pointe du doigt l’inertie des consommateurs. Il souligne que « certains propriétaires de téléphones non dédouanés qui ont reçu des messages d’informations et d’alerte sur le statut de ceux-ci, tardent à prendre l’attache des unités douanières pour régulariser leur situation ». Face à ce laxisme, Louis Paul Motaze invite fermement les retardataires à saisir diligemment les bureaux de douane. Il rappelle formellement que « la réforme sur le mécanisme de collecte des droits et taxes de douane, prévue par l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023, entre dans sa phase finale d’implémentation ».

Cette ultime étape n’est autre que le « début effectif du blocage de l’accès des téléphones non dédouanés à tous les réseaux des sociétés de téléphonie opérant au Cameroun à partir du mardi 1er septembre 2026 ». Concrètement, le Minfi précise que cette restriction numérique sera systématique et s’appliquera à trois catégories d’appareils.  Les « téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local de télécommunication », les « téléphones non dédouanés qui, s’étant connectés après le 1er avril 2026, ont reçu des messages d’informations et d’alerte restés sans suite » et les « téléphones non dédouanés qui, activés de façon groupée par la même carte SIM après le 1er avril 2026, n’ont plus fait l’objet d’une utilisation continue ».

Pour verrouiller techniquement ce dispositif de recouvrement, le gouvernement s’est appuyé sur une toile institutionnelle solide. Un maillage stratégique qui réunit le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel), l’Agence de régulation des télécommunications (Art), l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic), ainsi que les opérateurs de la téléphonie mobile Camtel, Mtn Cameroun et Orange Cameroon.

En attendant cette échéance fatidique de mardi prochain, l’État en appelle au « sens du civisme fiscal de tous pour la réussite finale » de cette opération.